La campagne officielle démarre par une charge musclée de Daniel Cohn-Bendit contre Jean-Luc Mélenchon…

« La vie, ce n’est pas aussi simple qu’un discours de Jean-Luc Mélenchon ». Déclaration choc dans le Journal Le Monde . Le député européen d’Europe-Ecologie-Les Verts se moque de la conversion à l’écologie du candidat du Front de Gauche. Dany Cohn-Bendit reproche à Jean-Luc Mélenchon de vouloir renationaliser l’énergie, alors qu’il faudrait casser le monopole d’EDF pour faciliter la transition énergétique, explique l’ancien leader de mai 68, qui critique au passage « l’émergence d’une gauche jacobine, centralisatrice et caricaturale ». Daniel Cohn-Bendit, partisan d’un vote utile en faveur du candidat du PS, conclut : « c’est du pain bénit pour Nicolas Sarkozy, la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon fait bien l’affaire du président sortant ».

La charge a surpris au Front de gauche hier soir: « c’est eux qui s’en prennent à nous ! Jean-Luc est critique avec Hollande, Sarkozy ou Marine le Pen, mais il ne dit jamais rien sur les Verts », s’est étonné l’entourage de Jean-Luc Mélenchon. Avant d’ajouter : « à 2% dans les sondages, ils sont inquiets pour leurs accords aux législatives. Le PS va sans doute préférer dialoguer avec un poids lourd».

Le week-end de Pâques aura été marqué par la polémique sur le permis de conduire, qui est partie de loin ?

Une indiscrétion de l’entourage de Nicolas Sarkozy il y a une semaine déjà, révélée mercredi matin dans le Parisien, relayée par l’AFP, selon laquelle le candidat allait proposer une réforme du permis pour les jeunes. Le tout à la veille de sa conférence de presse. Le buzz était donc assuré. Le président candidat n’a eu qu’à préciser son projet au JDD, les autres candidats ont embrayé derrière. De quoi remplir de manière étonnante un week-end à peu près vide de tout message politique.

C’est plus simple en train qu’en voiture : le PS va affréter un TGV dimanche prochain en provenance de Marseille pour le meeting de François Hollande au Château de Vincennes.

Enfin, campagne officielle oblige, il y en a qui souf fr ent déjà…

Ce sont les politologues et les sondeurs. Très sollicités depuis hier. Et oui, leur parole n’étant pas décomptée, radios et télés vont les appeler en boucle pour commenter les quinze jours qui restent. L’un d’eux nous a confié avoir été harcelé tout le week-end sur le dernier sondage, la poussée de Marine le Pen chez les jeunes, le permis de conduire. Encore douze jours à tenir...

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