Dominique Strauss-Kahn se livre à des confessions exclusives à paraitre demain dans l’hebdomadaire Le Point .

« DSK parle », c’est le titre à la Une avec une photo étonnante, celle de l’ancien directeur du FMI qui se prend la tête dans les mains. Et une autre, dans une double page intérieure, prise de haut, allongé sur son canapé chez lui. Dominique Strauss-Kahn donne le ton dès les premières lignes de l’article de notre confrère Hervé Gattegno, auquel il s’est confié : « Qu’on me laisse tranquille. Je ne suis candidat à rien. Je n’ai jamais été condamné, ni dans ce pays, ni dans aucun autre. Rien ne justifie que je sois l’objet d’une traque médiatique qui finit par ressembler à une chasse à l’homme ».

C’est le classement sans suite, la semaine dernière, de l’enquête sur le soupçon de viol dans l’affaire du Carlton de Lille qui l’a motivé à parler. Même si le reste de la procédure suit son cours. Dominique Strauss-Kahn, en fait, s’exprime pour la première fois depuis son interview sur TF1 le 18 septembre 2011 après l’affaire du Sofitel de New-York, quant il a parlé de relation inappropriée, constituant une faute morale. Des mots qu’il regrette aujourd’hui : « quand Claire Chazal m’a posé la question, j’aurais dû lui répondre : ça ne vous regarde pas ».

DSK ne dit rien sur ce qui s’est vraiment passé dans la suite 2806 du Sofitel?

Avec cet argument : « Les contraintes du procès civil m’empêchent de dire ma vérité, je suis le premier à en être frustré ». Quant au Carlton de Lille, il répète ne jamais avoir été dans cet hôtel. DSK épingle au passage le livre, « les Strauss-Kahn », écrit par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin du journal Le Monde : « tous les ragots qui circulent sur mon compte depuis des années - faux pour la plupart », affirme l’ex patron du FMI, qui décrit sa vie quotidienne, avec un photographe en bas de chez lui un jour sur deux.

DSK évite les sujets politiques ?

Pas un mot sur l’élection de François Hollande, et les décisions prises depuis le 6 mai. La page présidentielle pour lui est tournée, « le pouvoir n’a jamais été toute ma vie », avance, comme pour se consoler, celui qui aujourd’hui gagne sa vie en vendant son expertise aux milieux d’affaires qui le consultent. Sur le rendez-vous manqué de 2012, Dominique Strauss-Kahn regrette la double déception causée aux Français, déçus par sa vie privée, et parce qu’il n’a pas été en mesure de faire son… « devoir ». Bizarrement, DSK ne parle pas d’ambition, et revendique « une liberté de mouvement ». L’objectif en fait de cette rencontre avec notre confrère Point. Aucune autre interview n’est prévue avant longtemps.

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