Vous nous parlez ce matin d’un débat télévisé controversé.

Celui que propose France Télévisions : Des paroles et des actes, spéciale présidentielle, les dix candidats en deux épisodes. Cinq ce soir, les cinq autres demain soir, à tour de rôle. Et c’est bien là le problème pour Jean-Luc Mano, journaliste, conseiller en communication, ancien patron de l’information sur la 2.

Son Jean-Luc Mano.

Fabien Namias, rédacteur en chef des services politique et économie de France 2, estime que sa chaîne a fait le maximum et que la double émission vaut le détour :

Son Fabien Namias.

François Bayrou, notre invité de ce jour, avait réclamé ce débat sur la chaîne publique ?

Il le voulait en prime time, avec les dix candidats ensemble, à égalité. Son vœu n’aura été que partiellement exaucé. Le candidat du Modem, qui est repassé juste en dessous de la barre des 10% dans notre baromètre Ipsos, reste convoité. « Si Bayrou baisse trop, il va se durcir », s’est récemment inquiété Nicolas Sarkozy.

L’entourage de François Hollande est-il déjà dans l’après ?

Le candidat du PS, en meeting hier soir à Besançon, a mis en garde ses amis contre trop d’emballement. Certains d’entre eux évoquent ouvertement certains postes ministériels.

Pierre Moscovici s’est inquiété pour sa part d’une éventuelle passation de pouvoir trop tardive de la part de Nicolas Sarkozy. Il faudrait que ce soit au plus tard le 12 mai, et pas le 16, a estimé le directeur de campagne de François Hollande, de façon à ce que le possible futur président puisse se rendre en Allemagne juste avant les premiers rendez-vous internationaux, G8 à Camp David, puis sommet de l’Otan à Chicago, pour y annoncer un retrait des troupes françaises d’Afghanistan..

Ce serait une question de « gentlemen agreement », a conclu Pierre Moscovici. A la condition d’être élu auparavant le 6 mai…

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