Question au lendemain du meeting de Villepinte, Nicolas Sarkozy a-t-il réussi à relancer sa campagne ?

Nicolas Sarkozy avait misé gros sur cet évènement, qui aurait coûté, source officieuse UMP, la somme de 3 millions 200 mille euros, dont plus de la moitié a été prise en charge par le parti, le reste sera imputable aux comptes de campagne du candidat.

Sur la forme, démonstration de force réussie : 70 mille militants revendiqués, « nous sommes plus près des 50 mille », tempère un responsable UMP. Jean-François Copé a voulu montrer à François Fillon qu’il était en mesure de mobiliser le parti, dont il entend garder le contrôle pour 2017.

Mais sur le fond, l’heure n’était pas au recentrage : Nicolas Sarkozy s’est adressé à la France du Non au référendum européen, et plus particulièrement aux électeurs du Front National, en leur reparlant « immigration ».

« Ils m’attendaient sur la France, je suis sorti sur l’Europe », a expliqué le candidat en coulisse. Mais sa remise en cause de Schengen et du libre échange risquent de rester lettre morte, préviennent déjà certains chefs UMP. « Nous sommes plus dans le symbole que dans la proposition », a dit un ancien ministre, plutôt sceptique.

Il reste une semaine à Nicolas Sarkozy pour tenter de refaire son retard sur François Hollande avant la période d’égalité de temps de parole dans les médias. Sa course commence ce soir sur TF1 pour s’achever dimanche soir dans l’émission Capital sur M6. Ensuite, ce sera le saut dans l’inconnu.

Nicolas Sarkozy aura réussi à rassembler sa famille politique, ou presque.

Grand absent, Jean-Louis Borloo, qui n’apporte qu’un soutien vigilant. Du coup, André Rossinot, le maire de Nancy, figure du Parti radical, est resté à sa place quand il a été appelé à la tribune. Il y a eu deux bonnes minutes de flottement… et au final…

Son André Rossinot

Montage signé Carine Bécard

Enfin, Marion Lagardère a demandé hier matin à deux anciens premiers ministres socialistes, rencontrés au discours de François Hollande sur la défense nationale, s’ils allaient regarder le meeting de Villepinte à la télé. Laurent Fabius puis Michel Rocard :

Son Laurent Fabius et Michel Rocard

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