Quand Roselyne Bachelot pilonne Jean-François Copé…

L’ancienne ministre de la santé, membre de la commission Jospin, devenue chroniqueuse télé, vient d’inventer le « Copé-bashing ». Roselyne Bachelot, qui a toujours sa carte à l’UMP et soutient François Fillon pour la présidence du parti, est venue dire, hier, dans « Tous Politiques » sur France Inter , tout le bien qu’elle pensait de Jean-François Copé. Première salve :

Oui, son discours est clivant, c’est un discours d’exclusion.

Voilà pour le ton. Le nouveau concept, à présent : Copé, c’est Romney :

François Fillon, il tient le discours d’Obama et Jean-François Copé, il tient le discours de Romney. C'est-à-dire que, Romney comme Jean-François Copé, ne veut parler qu’à un cœur de cible et on ne peut pas avoir une vision d’avenir si on ne parle qu’à ce cœur de cible.

Et le regard de Roselyne Bachelot sur la campagne du secrétaire général de l’UMP :

Qu’est-ce qu’on retiendra de la campagne de Jean-François Copé ? Les pains au chocolat, le racisme anti-blanc, l’appel aux manifestations, c'est-à-dire des discours de fracture et ça me désole.

Il y en avait tout le long comme ça. Au rythme où vont les choses dans cette bataille interne, celui qui l’emportera dimanche à l’UMP aura du boulot pour recoller les morceaux.

Loin de cette bagarre, Jean-Louis Borloo avait le sourire hier…

Le président de l’Union des démocrates et indépendants rayonnait après la publication dans le JDD du sondage Ifop, qui place son UDI à 44% de bonnes opinions, deux points devant l’UMP, et seize devant le FN. « Ce sont les prémices de la campagne européenne », nous a confié Jean-Louis Borloo. « J’ai toujours dit que l’UDI et l’UMP seraient des forces de même importance aux yeux des Français ».

Le nouveau parti centriste ne redoute même pas une éventuelle victoire à l’UMP de François Fillon, taxé de « conservateur » par un membre de l’UDI, l’ex-Premier ministre ayant envisagé de revenir sur le mariage homo, en cas de retour aux affaires de la droite, ce qui consisterait à démarier des couples.

Conclusion de Jean-Louis Borloo : « personne ne croyait à notre truc, ça marche aussi bien entre nous centristes qu’avec l’opinion. Il faut savoir être modéré et intelligent ».

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