La présidentielle repasse par la Corse aujourd’hui…

C’est le président mais aussi le candidat qui se déplacent dans l’île pour la sixième fois du quinquennat. Dans un contexte de violences à répétition - trois nouveaux meurtres ces derniers jours - une vingtaine chaque année. Nicolas Sarkozy arrive dans une ville d’Ajaccio quadrillée par les CRS. Le chef de l’Etat tiendra une réunion sur la sécurité en début d’après-midi.

Les principaux candidats se sont rendus en Corse, dans une indifférence quasi générale. Les nationalistes Corses quant à eux se montrent sceptiques, à l’image de Jean-Christophe Angelini, leader du Parti de la Nation Corse :

Son Jean-Christophe Angelini.

A présent, cette scène étonnante survenue hier à l’Elysée…

Est-ce le président ou le candidat qui a laissé filmer par une caméra de France 2 le début de sa visioconférence avec Barack Obama ? Nicolas Sarkozy a associé à sa campagne présidentielle « son cher Barack », lui-même candidat à sa propre réélection :

Son Sarkozy / Obama.

Son « We will win » renvoie au « on va gagner » lancé par François Hollande hier à Clermont-Ferrand, qui a aussitôt tempéré son discours : « C’est encore long dix jours, nous n'avons rien gagné tant que les électeurs n'ont pas voté », a ajouté, prudent, le candidat du PS, donné toujours gagnant dans quatre nouveaux sondages, à dix jours du premier tour.

Certains commencent à s‘interroger au sein de la majorité

« Le vrai match de cette élection, c’est Sarko contre Sarko ». Propos signé Dominique Paillé, pour France Inter. Le porte-parole du Parti Radical, après avoir été celui de l’UMP, estime que les Français ne veulent plus du Nicolas Sarkozy qu’ils ont connu durant le quinquennat. Mais que le nouveau peinerait à faire oublier l’ancien. « Ça va être difficile », conclut Dominique Paillé, représentant de ce Centre très courtisé vers lequel tous les regards sont désormais tournés.

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