Le fait du jour : Nicolas Sarkozy bientôt candidat, c’est toujours le mystère sur le jour et l‘heure !

A compter de maintenant, là en se rasant… Le chef de l’Etat peut se déclarer à chaque instant. Lui seul saura quand cela interviendra. « C’est la jurisprudence Avignon », a fait remarquer hier l’un de ses collaborateurs, réunis à l’Elysée, en référence à la déclaration de Jacques Chirac le 11 février 2002, qui avait répondu à une vraie-fausse question de Marie-José Roig, la maire de la cité des Papes – serez-vous candidat ?

Nicolas Sarkozy pourrait y répondre à son tour, aujourd’hui, en visitant le nouveau QG de la gendarmerie nationale à Issy-les-Moulineaux. Ou n’importe où ailleurs, avant le sommet franco-britannique de vendredi. Un 20h sur TF1 est envisagé. Puis un meeting de confirmation dimanche à Marseille.

Pourquoi ce vrai-faux suspense ?

C’est toujours la même recette que Nicolas Sarkozy utilise depuis bientôt dix ans : créer l’attente, occuper l’espace, en assommant les médias, au gré de nombreux déplacements, déclarations et polémiques. L’interview au Figaro Magazine aura permis au chef de l’Etat de tenir quatre jours d’affilée. « C’est parce qu’il se place sur le terrain des idées qu’il dicte le tempo à la présidentielle », proteste son entourage.

Le chef de l’Etat, pour justifier l’attente, cite en exemple François Mitterrand en 88, estimant que sa candidature était devenue une évidence pour les Français. Alors que Chirac, selon un proche du Président, « on ne savait pas pourquoi il voulait être candidat, on n’a jamais su après ».

Que faut-il penser de ce teasing présidentiel ? Vous avez posé la question à Jean-Luc Mélenchon.

Le candidat du Front de Gauche était l’invité de Radio France Politique. Ecoutez sa réponse. Sans détour.

SON Jean-Luc Mélenchon.

Le Parti Socialiste organise la riposte à l’interview présidentielle accordée ce week-end au Figaro Magazine . Chacune des propositions du presque candidat a été décortiquée par les experts de François Hollande. Et classée, le cas échéant, en deux catégories : celles qui seraient fausses, et celles qui seraient dangereuses, aux yeux du candidat du PS. La synthèse de la riposte donnera lieu à une conférence de presse, quand les experts auront rendu leur copie.

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