Vous revenez sur le sondage IFOP qui donne pour la première fois Nicolas Sarkozy en tête du premier tour...

Faut-il y voir un effet Villepinte ? L’entourage de Nicolas Sarkozy au sortir de l’émission de TF1 hier soir avait le triomphe modeste, sur le mode : « Il faut rester calmes, déterminés, ce sondage nous permet juste de faire notre travail avec plus de sérénité ». Il faut dire que le résultat reste inchangé au final, François Hollande l’emporterait toujours au 2ème tour, avec 54,5% des voix. Il n’empêche : si d’autres instituts confirmaient ce croisement des courbes, cela pourrait donner un début de dynamique à droite.

Tout cela, François Hollande en est conscient, il a même déjà intégré ce scénario, selon un député socialiste qui raconte : « il a réuni le groupe PS à l’Assemblée la semaine dernière et nous a douchés, en nous demandant sur un ton glacial d’arrêter d’y croire. Ce n’est pas fait ».

La nomination d’Arnaud Montebourg comme représentant spécial du candidat, prévue de longue date, tombe à pic, au moment où Nicolas Sarkozy s’attaque à la France du non. Aquilino Morelle, la plume, le Henri Guaino de François Hollande, rejoint également l’équipe de campagne. L’objectif immédiat pour le candidat du PS est de réussir son meeting demain soir à Marseille et son émission jeudi sur France 2.

Et cela bouge également chez les alliés du PS

Un scénario serait à l’étude chez Europe Ecologie Les Verts, il porte sur un possible retrait avant l’heure d’Eva Joly… à la condition que Corinne Lepage n’obtienne pas ses 500 signatures, et qu’il n’y ait donc pas d’autre candidature écologiste. Ce serait alors la proposition faite il y a un an par Daniel Cohn-Bendit : les Verts, forts de leur accord électoral, se rallieraient au candidat du PS, en négociant en prime un groupe à l’Assemblée nationale et jusqu’à trois ministres au gouvernement, en cas de victoire finale. Il s’agit bien évidemment d’une hypothèse non confirmée, mais sérieusement envisagée.

A signaler enfin Jean-Pierre Chevènement qui devrait officialiser son ralliement ce soir.

Ce clin d’œil pour finir, chose vue hier au QG de campagne de François Hollande

Le candidat du PS recevait six militants tirés au sort pour un café-macarons, opération vitrine. « Ça va être dur, ils ne vont pas nous faire de cadeau », a confié François Hollande à ses visiteurs, ravis, au micro de Cyril Graziani :

Son François Hollande

C’était hier, il y a un siècle, avant le sondage.

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