Et un candidat de plus à la présidence de l’Assemblée Nationale…

Claude Bartolone a pris sa décision : le patron du Conseil général de Seine-Saint-Denis, qui est en passe d’être triomphalement réélu dans sa circonscription de Noisy-le-Sec dimanche, sera donc candidat au perchoir. Mais attention ! Barto, comme l’appellent ses amis, prévient : il ne s’alignera que si Ségolène Royal est battue à la Rochelle. Sinon, il ne se présentera pas, contrairement à Jean Glavany, qui poursuit sa campagne discrète. Jack Lang y pense également, s’il l’emporte dans les Vosges.

Une éventuelle candidature Bartolone aurait le mérite de réparer un oubli : la Seine-Saint-Denis qui a le mieux voté Hollande à la présidentielle, n’a donné aucun ministre. Claude Bartolone qui a déclaré que le tweet de Valérie Trierweiler était une « faute », parce que, selon lui, « c'est bon pour l'abstention et c'est bon pour l'opposition ». La guerre des dames ayant relégué au second plan certains accords locaux entre UMP et FN en vue du deuxième tour des législatives.

La Seine Saint-Denis où un élu du Front de Gauche est entré en rébellion…

Patrick Braouezec, député sortant de la deuxième circonscription, a décidé de se maintenir, face au socialiste Mathieu Hanotin, qui est pourtant arrivé en tête au premier tour. Braouezec, ancien du Parti Communiste, aujourd’hui membre de la Phase, la formation de Clémentine Autain, n’a donc pas respecté la règle du désistement républicain à gauche, que le PS a notamment appliqué pour permettre à Marie-Georges Buffet d’être réélue sans difficulté. Patrick Braouezec qui tiendra meeting ce soir à Saint-Denis.

Ce sera l’affiche du jour : les anciens présidents aux Invalides.

François Hollande a convié tous ses prédécesseurs, comme le veut le protocole pour ce type d’hommage national, c’est un principe républicain. Libre aux anciens présidents de s’y rendre, ou pas. Nicolas Sarkozy, qui a répondu présent, a voulu faire un geste en direction des familles et de la communauté militaire, explique son entourage. Lui qui l’an dernier, le 19 juillet 2011, présidait une cérémonie similaire, en hommage à sept soldats Français tués en Afghanistan, et déclarait avec émotion sous une pluie battante :

Son Nicolas Sarkozy.

Valéry Giscard d’Estaing sera lui aussi présent tout à l’heure. Mais pas Jacques Chirac, son état de santé ne lui permet pas. La cérémonie est trop longue, il faut traverser la place des Invalides à pied, la station debout et l’attente le fatiguent. « Il y tenait, ce sont des moments importants pour lui », explique sa fidèle collaboratrice.

L’ancien président qui pourrait rendre prochainement visite à l’actuel à l’Elysée. Jacques Chirac l’a promis à François Hollande, peu après son élection...

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