Le fait du jour : la majorité se délecte de voir François Hollande sous le feu croisé des écologistes et de Jean-Luc Mélenchon.

Et le premier à se réjouir est Nicolas Sarkozy. Les mots ne sont pas tendres à l’Elysée à l’égard du candidat socialiste, qualifié de « reptile », qui n’aurait pas de vertèbres, qui se glisserait entre les obstacles dès que ça coince. Le chef de l’Etat explique lui-même : « En 1981, il a fallu deux ans pour que le principe de réalité – la rigueur - s’impose aux socialistes. Aujourd’hui, ça mettrait deux heures », sous-entendu le PS et son champion ne seraient plus à la hauteur aujourd’hui. « Son 10 mai est déjà passé », ajoute Franck Louvrier. Pour le responsable de la communication du président, « François Hollande ne peut que baisser dans les sondages, parce qu’il n’est plus en valeur absolue, au firmament de la primaire socialiste, mais en valeur relative », dans le dur de la campagne, face à Nicolas Sarkozy, pas encore candidat officiel. Franck Louvrier qui a qualifié « d’excellente » l’interview de Jean-Luc Mélenchon dans le JDD hier, et son allégorie sur Hollande simple « capitaine de pédalo dans la tempête », qui n’a pas forcément élevé le débat présidentiel de l’avis de ses anciens amis du PS…

Jean-Pierre Chevènement s’est montré plus aimable avec François Hollande :

Le candidat du Mouvement républicain et citoyen, invité hier de Radio France Politique, a estimé que le candidat socialiste avait gagné en stature en tenant tête aux écologistes sur le nucléaire et la poursuite des travaux de l'EPR de Flamanville :

SON Jean-Pierre Chevènement.

Le Che qui a poursuivi en coulisse : Hollande est un type bien, une situation – la présidentielle - peut transformer les gens, il a encore du chemin à faire. C’était sa journée de la gentillesse…

Et pendant ce temps, la droite veut enfoncer le clou entre le PS et les Verts :

François Fillon va prétexter une visite d’entreprise près de Nantes cet après-midi pour tenir un meeting UMP dans la foulée, et appuyer là où ça fait mal, sur le projet d’aéroport qui divise socialistes et écologistes nantais. L’UMP tiendra jeudi matin une convention – comme par hasard – consacrée au développement durable.

François Hollande, silencieux hier - il organisait un séminaire de travail avec son équipe à Pantin – va devoir équiper son pédalo de tubes lance-torpilles pour achever sa négo avec les écolos.

Mots-clés:
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.