Le fait du jour : quand les deux favoris s’adressent en même temps aux ouvriers.

Ils sont déjà sur le ring !

A ma droite, Nicolas Sarkozy. Le président, qui officialise sa candidature ce soir sur TF1, est allé défendre hier son référendum sur la formation des chômeurs devant les salariés du fabricant de panneaux solaires Photowatt à Bourgoin-Jallieu. « Dites ce que vous en pensez », a proposé le presque-candidat, entre deux photos souvenirs, au micro d’Anne-Laure Dagnet.

Son Nicolas Sarkozy.

Et à ma gauche, François Hollande, à moins d’une centaine de kilomètres de là. Le candidat du PS, rencontrant un jeune ouvrier faisant ses premiers pas dans un magasin d’électroménager à Saint-Etienne, n’a pas pu s’empêcher de parler de « l’autre », son rival qu’il veut faire mine d’ignorer:

Son François Hollande.

Et un peu plus loin, nouvelle allusion du toujours favori des sondages.

Son François Hollande.

(Reportage stéphanois signé Cyril Graziani.)

Une rumeur a couru hier au sujet d’un déplacement mystère du président cet après-midi. Aussitôt démentie à l’Elysée. Le 20h de TF1 sera le coup d’envoi de l’ultime épreuve de fond de cette campagne présidentielle.

La citation du jour à présent : elle est signée… François Hollande.

L’idée est de vous relater, quand ils se présentent, les mots marquants des candidats de cette campagne. Premier de cordée, François Hollande, qui a détourné François Mitterrand dans le texte, en évoquant le mode de communication de Nicolas Sarkozy : « ce sera le coup d’éclat permanent ».

Interrogé sur les ralliements à Nicolas Sarkozy, le candidat du PS a ironisé : « je tremble à l’idée qu’après la tornade Boutin, il y ait la tempête Morin ». Et à la question : « pensez-vous que Boutin soit une tempête dans un verre d’eau » ? François Hollande a répondu, du tac au tac : « Oui mais d’eau bénite ».

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