C’est ce matin, à chacun son appel à l’unité, et à chacun sa banlieue.

Il n’y a pas que François Hollande qui rêve d’un vote utile avant le premier tour. Nicolas Sarkozy aimerait bien lui aussi voir toute sa famille politique rassemblée derrière lui. Dominique de Villepin, candidat ou pas, fera part de ses intentions ce soir.

Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen ayant obtenu ses cinq cents parrainages, se voit contraint de poursuivre sa campagne en direction de l’électorat FN, tout en envoyant des signaux aux centristes. Un grand écart compliqué, avec des partenaires méfiants.

Dernier épisode en date : le président candidat a invité Jean-Louis Borloo pour un déplacement demain, à Meaux, consacré à la rénovation urbaine, dans le fief de Jean-François Copé. Refus du patron du Parti Radical, qui a déjà séché le meeting de Villepinte. Une partie de ses amis radicaux s’estimant mal traités par l’UMP et son actuel secrétaire général.

Tous les regards à droite sont également tournés vers François Bayrou.

Le candidat du Modem, fort de ses 12 % d’intentions de vote, est bien décidé à faire monter les enchères, s’il ne parvient pas au deuxième tour.

« Il est âgé de 62 ans, c’est sa troisième présidentielle, il peut obtenir Matignon s’il le souhaite », affirme un haut responsable de la majorité, qui participe aux réunions stratégiques au QG du président-candidat, au côté d’un Alain Juppé qui figure parmi les favoris pour devenir Premier ministre si Nicolas Sarkozy est réélu.

Mais pour l’instant, c’est plus que jamais du ni droite, ni gauche pour François Bayrou, qui publie aujourd’hui un nouvel ouvrage, intitulé La France Solidaire, son nouveau slogan, décliné au micro de Stéphane Leneuf:

Son François Bayrou

Il n’y a pas que Nicolas Sarkozy qui se rend en banlieue …

François Hollande visite également demain le quartier de la Meinau à Strasbourg. Le candidat du PS qui a dit hier soir à Marseille vouloir en finir avec l’expression péjorative « zone urbaine sensible » et s’est engagé à ramener la république dans les quartiers défavorisés.

Il y aura donc demain une guerre des images, et des propositions, que nous devrons sous-titrer, chiffres à l’appui…

A chacun sa banlieue.

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