Nicolas Sarkozy candidat, la machine électorale présidentielle se met en route face à celle de François Hollande.

Ce sera barnum contre barnum. Nicolas Sarkozy, pour son premier déplacement en tant que candidat aujourd’hui à Annecy va initier, hors micros et caméras, une série de déjeuners avec des Français, pour prendre le pouls d’un pays qu’il dirige pourtant depuis 5 ans. Un peu comme Giscard à son époque.

Le parallèle avec VGE ne s’arrête pas là. Le slogan de campagne, La France Forte, rappelle celui utilisé en 81 par le président candidat Valéry Giscard d’Estaing, « il faut une France Forte », ce qui a fait dire hier soir à Bernard Cazeneuve, l’un des porte-paroles de François Hollande, au micro de Cyril Graziani:

Franck Louvrier, responsable de la communication de Nicolas Sarkozy, estime au contraire que l’affiche de campagne, de profil sur fond de mer, mise en ligne sur le site ce matin, s’inspire plutôt de la Force tranquille de François Mitterrand.

Nicolas Sarkozy qui veut engager un match frontal avec le seul François Hollande ?

Une sorte de deuxième tour avant l’heure, en décrochant au passage les wagons Marine Le Pen et François Bayrou. « Hollande ? Il ne tiendra que quinze jours, pas deux mois et demie », confie un haut responsable UMP qui ajoute : « le président qui veut imposer ce face-à-face est sûr de gagner ».

A signaler le compte Twitter de Nicolas Sarkozy ouvert hier matin, qui aligne 66 mille inscrits. Un très grand nombre d’entre eux ne sont abonnés qu’au seul président. Ce qui a provoqué une certaine ironie sur la toile. Le Twitt le plus remarqué aura été celui signé Cécilia Attias, ex-madame Sarkozy, qui lui a lancé Good Luck, en anglais dans le texte.

Très remarquée dans l’interview télévisée hier soir, la réponse du chef de l’Etat sur la polémique qui a suivi les propos du député UMP Christian Vanneste sur la déportation des homosexuels pendant la guerre :

Christian Vanneste menacé d’exclusion de l’UMP. Et donc logiquement proche de la sortie.

Un mot enfin d’Hervé Morin. L’insoutenable suspense va prendre fin ce matin. Le président du Nouveau centre annoncera par voie de presse qu’il jette l’éponge. Good bye.

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