Le fait du jour, après la perte du triple A, Nicolas Sarkozy et François Hollande ajustent leur tir pour les dix prochains jours, qui seront décisifs.

Ils vont peser dans la campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy joue gros sur son sommet social, rebaptisé à la hâte sommet sur la crise ce mercredi. C’est désormais lui qui a la pression, après la dégradation de la note de la France. Le chef de l’Etat a annoncé hier à Amboise qu’il s’exprimerait à la fin du mois de janvier : ce sera pour faire ses annonces à la suite du sommet, explique son entourage. TVA sociale, temps de travail, les pistes sont sur la table, que peut-il annoncer d’autre ? François Hollande, lui, tiendra son premier grand meeting dimanche prochain au Bourget. Et présentera son programme dans la foulée, sous la forme d’un texte, précise l’un de ses proches. L’émission Des Paroles et des Actes le 26 janvier sur France 2 devrait permettre au candidat socialiste de détailler ses propositions. Nicolas Sarkozy devrait donc intervenir juste après, sous la forme d’un entretien télévisé, peut-être au début de la semaine du 30 janvier, pour tenter de concurrencer son rival. Les Français pourront alors jauger le contenu des programmes des deux principaux concurrents. Et aller voir ailleurs le cas échéant.

En attendant, les deux camps se rejettent la responsabilité de la perte du triple A :

A qui la faute ? Depuis trois jours, la gauche accuse Nicolas Sarkozy et le gouvernement d’avoir ruiné le pays, et la droite fait remonter le curseur trente ans en arrière. Pour Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, invité hier de Radio France politique, tout le monde est coupable :

SON Jean-François Copé.

Enfin Dominique de Villepin, qui présente ses vœux tout à l’heure, livre en exclusivité son logo sur tweeter ce matin : Villepin 2012, avec un V dessiné comme un oiseau dans le ciel.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.