Comment réagit Nicolas Sarkozy aux derniers ralliements à François Hollande ?

« C’était une vraie ouverture, cela démontre que Fadela Amara et Martin Hirsch dans les rangs du gouvernement, ce n’était pas du flan », a déclaré hier soir un proche de Nicolas Sarkozy. Le président-candidat doit-il s’inquiéter de ces transferts ? L’un des responsables de sa campagne jure que non, « chacun rentre au bercail, comme avant chaque premier tour ». Il n’empêche. Les autres ralliés au candidat du PS ne viennent pas de la même rive : Corinne Lepage, ex- ministre de l’environnement d’Alain Juppé... Brigitte Girardin, ministre elle aussi à l’outremer sous l’ère Chirac, proche de Dominique de Villepin, tout comme Azouz Begag, qui votera Hollande dès dimanche. Certains y voient un énième épisode du conflit entre chiraquiens et balladuriens. Ces trois anciens ministres, en réalité, disent vouloir tourner la page de cinq années de Nicolas Sarkozy. Message symbolique à quatre jours du premier tour.

Ces ralliements provoquent des commentaires sur Twitter.

« J’ai aussi des raisons de voter contre Nicolas Sarkozy, mais je voterai pour lui car il est le seul à oser affronter les problèmes de la France », confie mi-figue, mi-raisin Chantal Jouanno. « L'éthique gouvernementale ne devrait-elle pas imposer un devoir de fidélité ou de réserve », s’interroge Jean-Pierre Raffarin.

Question : d’autres vont-ils suivre ? Les regards se tournent vers Dominique de Villepin, invisible ces derniers temps. L’un des amis de l’ancien Premier ministre explique: « soutenir Hollande, ce serait aller à la gamelle… régler ses comptes avec Nicolas Sarkozy... Le silence est d’or ».

Et la campagne du premier tour touche à sa fin…

Notamment pour Eva Joly, qui sera allée au bout malgré les embûches. Ultime meeting ce soir avec Daniel Cohn-Bendit au Cirque d'hiver à Paris. La candidate d’Europe Ecologie les Verts qui peine à masquer son soulagement, au micro de Marion Lagardère :

Son Eva Joly.

Enfin cette révélation du Canard Enchaîné qui fait du bruit :

Notre confrère évoque un lunch donné dimanche à l’Hôtel Crillon par une cinquantaine de membres du premier cercle des donateurs de l’UMP, juste avant le discours de Nicolas Sarkozy à la Concorde. « Voilà qui résume ce quinquennat, il avait commencé dans un grand restaurant, il finit dans un grand hôtel », a déclaré François Hollande hier soir à Lille. L’UMP dément catégoriquement avoir organisé ce déjeuner. Mais là encore, comme pour les ralliements, tout est affaire de symbole…

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