Le fait du jour : Nicolas Sarkozy se démultiplie sur le terrain, alors que la gauche n’en finit plus de négocier.

Et pendant ce temps, le chef de l’Etat poursuit une campagne qui ne dit pas son nom. Il se rend ce matin au Forum d’Avignon, pour y parler de culture. Voici ce que vous n’entendrez pas en fin de matinée dans l’enceinte du Palais des Papes :

SON Jacques Chirac.

C’était au même endroit, le 11 février 2002. Jacques Chirac jouait sa propre réélection. Nicolas Sarkozy devrait pour sa part annoncer sa candidature à peu près à la même date l’an prochain, dix ans plus tard.

Le chef de l’Etat qui tord le bras à la concurrence…

Et c’est Hervé Morin qui pendant ce temps en fait les frais. Le président du Nouveau Centre qui veut annoncer sa candidature dans dix jours voit la pression augmenter. Les historiques lui ont déjà tourné le dos, Lagarde, Santini, Sauvadet, Leroy. Jean-François Copé promet un candidat UMP face à chaque député Nouveau Centre sortant qui ne soutiendrait pas Nicolas Sarkozy.

Hervé Morin, rencontré hier à Caen, par Didier Charpin :

SON Hervé Morin.

Commentaire dans l’entourage d’Hervé Morin : pour une candidature qui ne faisait pas peur, l’Elysée sort quand même l’artillerie lourde.

Et pendant ce temps, le Parti Radical règle ses comptes. Rama Yade laisserait une ardoise de 2300 euros de taxis, selon la direction du parti. Certains militants sont furieux.

Le soulagement chez François Hollande après l’accord passé hier sur le MOX entre PS et Verts :

Il était temps de sortir du tunnel. Parce que pendant ce temps la majorité s’en donnait en cœur joie pour cogner sur le candidat du PS. La palme de la citation revient à Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l’UMP :

SON Marc-Philippe Daubresse.

Et pendant ce temps Eva Joly prend du recul. La candidate oubliée par son parti a besoin d’un peu de temps. Ça tombe bien, c’est le week-end.

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