Le fait du jour : François Hollande veut constituer son équipe de campagne. Et ce n’est pas gagné…

Le désormais candidat officiel de PS à la présidentielle doit faire de la place à tout le monde : des gens de chez Montebourg, Royal, Valls, tout en digérant les équipes d’Aubry, le tout sans froisser personne ! « Le problème de François est son profil mexicain », se désole l’un de ses plus proches soutiens. Il y a trop de chefs qui décident autour de lui. C’est un peu le désordre, il n’y a pas de vrai patron pour mener la barque, constate ce lieutenant, qui cite pour exemple ce qui restera LE doublon de la campagne de la primaire : avec un Stéphane Le Foll « organisateur », et Pierre Moscovici bombardé « coordinateur » de la campagne.

De plus, François Hollande, qui trace son propre sillon, ne sait pas dire « non ». Son organisation en cercles concentriques, héritée de François Mitterrand, aurait montré sa limite face à la culture de commando d’une Martine Aubry, peut-être plus combattive, mais trop tard. François Hollande va devoir trancher dans le vif, et vite, s’il ne veut pas rater son entrée en campagne.

Autre interrogation pour François Hollande, où doit-il installer son QG de campagne ?

La question a été soulevée, avant le premier tour de la primaire. Certains lui ont conseillé de se poser au cœur de Paris, pas très loin des grandes rédactions nationales. Avec une vaste salle de presse, de préférence. « Les sujets, les journalistes de toute façon vont venir les prendre », explique un Hollandais, « autant bien les accueillir pour leur donner ce qu’ils cherchent ».

La majorité – pour sa part - peine à organiser la riposte. Et le dispositif déplait à Nicolas Sarkozy, très agacé par le tirage permanent entre Jean-François Copé et François Fillon, plus préoccupés par 2017. Notre confrère Le Parisien avance qu’Alain Juppé serait pressenti pour mieux porter la parole présidentielle.

En attendant cette éventuelle mise en avant du meilleur d’entre eux, la Convention UMP organisée par Jean-François Copé en fin d’après-midi, afin de critiquer les propositions du PS, est déjà concurrencée par une deuxième réunion organisée juste après, dans la foulée : celle du Chêne, l’association de Michèle Alliot-Marie. Le débat sera consacré aux classes moyennes, enjeu de la présidentielle, avec François Baroin, Laurent Wauquiez, Laurence Parisot, le tout conclu par un discours de… François Fillon ! 2017, quand tu nous tiens…

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