Un scoop ce matin : Jean-Louis Borloo a déjà remporté les élections européennes de 2014.

C’est fait. Le patron de l’UDI nous l’a révélé en exclusivité : sa victoire écrasante, avec 26% des suffrages. Loin devant le PS, qui n’a pas dépassé les 16%, et loin devant l’UMP qui n’a pas réitéré son score de 2009, où elle avait frisé les 28 points, en additionnant les voix de la droite et du centre.

C’est évidemment de la politique fiction… Jean-Louis Borloo croit dur comme fer en sa capacité à rassembler d’ici deux ans tous les centristes au sein de sa toute nouvelle Union des démocrates indépendants, qu’il va lancer officiellement dimanche, à la Mutualité, une sorte de réplique moderne d’une UDF qui a jadis donné un président à la France.

Pourquoi les Européennes ?

« Parce que c’est dans un quart d’heure », explique Jean-Louis Borloo, comme pour dire : nous y sommes déjà.

L’ex-ministre de l’écologie a sorti sa calculette pour arriver à ses 26%. Ecoutez bien son raisonnement : vous prenez le score d’Europe Ecologie les Verts il y a trois ans, 16 et demi, succès dû selon lui, à l’adhésion des Français au Grenelle de l’environnement, et à un Cohn-Bendit en phase avec l’idéal européen. Les Verts, depuis, ont dit non au traité, et se sont usés dans l’exercice du pouvoir. Cela fait donc : moins 12 points qui vont à Borloo. Plus + les 8 points du Modem: « François (Bayrou) voudra que nous mettions Marielle (De Sarnez) sur notre porte-bagage. Elle est la bienvenue », glisse Jean-Louis Borloo. 12 + 8, cela fait 20. + 6 points piqués à l’UMP tenaillée par le FN. Cela 26% pour Borloo l’Européen.

Ça, c’est fait. Sauf si François Bayrou se présente ?

Jean-Louis Borloo élude la question, en expliquant que les cadres du Modem vont tous signer à l’UDI. François Bayrou est le bienvenu, si ça le chante, mais attention, la maison Borloo, c’est centre droit. Quant à l’UMP, « c’est un monde de petits vieux, qui vivent dans la peur du Front National » - c’est une citation. L’UDI a des ambitions : gagner cinq six grandes villes dont Paris. La présidence du Sénat, en soutenant Jean-Pierre Raffarin, qui se sent à l’étroit à l’UMP. « Nous sommes une mauvaise nouvelle pour Hollande et le PS, nous prenons sur eux », affirme Jean-Louis Borloo, qui est en pleine forme, il a mangé un lion. Ses amis prient pour qu’il aille au bout et ne claque pas la porte, comme à la dernière présidentielle.

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