Il y a un ministre sur un petit nuage, c’est Manuel Valls.

« On marche sur l’eau, tout ce que nous touchons se transforme en or », déclarait hier soir un soutien du ministre de l’Intérieur. Et notre baromètre BVA-France Inter-Orange-L’Express est venu conforter cet avis : Manuel Valls, même s’il perd quatre points, caracole en tête du palmarès des personnalités. Avec 52%, devant sept représentants de la droite, dont François Fillon et Alain Juppé, ex-æquo juste derrière lui. Le deuxième socialiste, lui aussi ministre, Pierre Moscovici, n’est que 8ème. Un classement dans lequel Nicolas Sarkozy fait d’ailleurs une entrée fracassante à la 5ème place. La photo que publie le journal Le Monde , daté d’aujourd’hui, montrant le ministre de l’Intérieur dévalant les marches de l’Elysée rappelle furieusement l’ancien président, qui lui aussi fit ses armes Place Beauvau.

« Nous sommes à la croisée des chemins », a estimé hier l’entourage de Manuel Valls, persuadé que les Français l’apprécient parce qu’il a été en première ligne tout l’été, durant les violences à Amiens, lui a qui a pris des positions claires et fermes sur les camps de Roms, les récépissés, la manifestation intégriste de samedi à la Concorde, ou sur le droit de vote des étrangers. Il plait aussi à la droite, un atout pour François Hollande, « tout simplement parce qu’il est républicain, qu’il travaille pour l’intérêt général, sans dogmatisme », explique l’un de ses conseillers.

Se voit-il déjà à Matignon ?

« Les médias ont besoin de raconter une histoire », temporise un soutien du ministre, avant d’ajouter: « Manuel incarne quelque chose de fort, de populaire, de rassurant, à un moment de manque de lisibilité pour le gouvernement, même s’il est difficile de pouvoir juger au bout de trois mois ». Et ce fidèle conclut, sans en dire plus : « la séquence est ainsi faite, on ne va pas s’en plaindre ». Voilà Jean-Marc Ayrault prévenu.

Il y a Manuel qui rit et Nathalie qui pleure…

Nathalie Kosciusko-Morizet a donné rendez-vous aux médias à 8h45 ce matin. Bruno Le Maire en fera de même plus tard. NKM ira déposer ses parrainages au siège de l’UMP. Il lui en manque près de deux mille pour se présenter à la présidence du parti, qui se résumera ce soir en un duel Copé/Fillon. « Ce qui compte, c’est la manière. Nathalie veut remercier tous ceux qui l’ont soutenue », explique l’un de ses conseillers. Va-t-elle pour autant se ranger derrière l’un des deux rivaux ? Réponse : « Nathalie dira qui elle rejoint, s’il y a un vrai débat d’idées, sur le fond ».

Ça, c’est pour le principe… A moins que d’ici deux mois, le débat en question ne touche le fond.

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