Le duel Copé Fillon vire au concours de… boîtes. De boîtes de parrainages…

C’est à celui qui aura les plus gros cartons d’enveloppes de soutien des adhérents, comme le racontait Anne-Laure Dagnet dans nos éditions hier soir.

Imaginez la scène, hier : début d’après-midi, 15h30. Nous sommes en ligne avec l’un des lieutenants sarkozystes de Jean-François Copé, qui nous explique que la récolte de plus de 30 000 parrainages, annoncés le matin par le secrétaire général de l’UMP, démontre de manière éclatante que c’est bien le soutien massif des adhérents de l’UMP qui fera la différence – « donc Copé va gagner » - et non celui des sympathisants de droite, qui placent systématiquement Fillon vainqueur loin devant, mais qui n’ont pas leur carte du parti, et ne participeront pas à l’élection du président de l’UMP.

Patatras ! C’est à cet instant précis de la conversation, que l’annonce fracassante tombe à l’Agence France Presse : « Urgent. L'ex-Premier ministre François Fillon affirme avoir réuni 45 000 parrainages d'adhérents, soit davantage que Jean-François Copé ». Colère de notre interlocuteur : « c’est du bluff ! C’est faux ! Ils ne les ont pas ! De toute façon, un huissier va tout recompter d’ici à vendredi, et nous verrons bien qui en a le plus » !

On lui souhaite bonne chance…

Le secret était bien gardé chez François Fillon ?

L’ancien Premier ministre, avait donné des instructions : silence dans les rangs. Tout le monde s’est tu. A l’image de Christian Estrosi, soutien de François Fillon, invité hier matin de Pascale Clark sur France Inter :

Son Christian Estrosi.

Que dit la commission de contrôle du parti ?

C’est bien là le problème : la Cocoe, joli nom - qui a un petit parfum de vacances – qui désigne la commission de contrôle des opérations électorales, va se contenter de valider les 7924 parrainages nécessaires pour être candidat. Pas au-delà. Alors bluff ou pas ?

Jean-François Copé attend de son rival qu’il fasse appel, comme lui, à un huissier pour confirmer son annonce.

François Fillon, dont la campagne était jugée mollassonne par ses rivaux, a frappé un grand coup. Vivement le bureau politique de l’UMP tout à l’heure pour prendre la température au sein des troupes, qui ont de quoi s’occuper pendant deux mois.

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