La campagne du premier tour s’achève, les dés sont-ils jetés ?

Notre ultime sondage Ipsos avant le premier tour confirme ce qui s’est dessiné au fil des semaines, un duel Sarkozy-Hollande au deuxième tour, avec un candidat du PS donné vainqueur systématiquement. Le président-candidat, quant à lui, est revenu au score de son entrée en campagne en février.

Et déjà, les deux camps bataillent à coups d’éléments de langage. C’est ce que vous entendrez dimanche soir : il va y avoir de grosses surprises, nos salles de meetings n’ont jamais été aussi pleines, j’ai l’expérience pour le job, répète Nicolas Sarkozy. Rien n’est fait, rien n’est joué, il faut voter utile, mon projet est crédible, je vais tourner la page Sarkozy, répond François Hollande.

Cette drôle de campagne devait se jouer sur les réseaux sociaux et les chaines d’information continue. Au final, les meetings en plein air se sont multipliés, à l’image de celui de François Hollande hier soir à Cenon, près de Bordeaux. Comme si les Français éprouvaient un besoin de contact et de retour à quelque chose de plus traditionnel.

Ce sont les autres qui ont copié sur nous, explique Pierre, un militant du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, rencontré à la Porte de Versailles hier soir par Marion Lagardère :

Son Pierre, militant du Front de Gauche.

Il n’y aura qu’un seul débat télévisé entre les deux tours.

En cas de duel Sarkozy-Hollande, le candidat du PS a tranché : pas question d’accéder à la demande de son rival d’organiser deux débats. Il n’y en aura qu’un, c’est la tradition qui le veut, et ce sera le mercredi 2 mai, explique l’entourage de François Hollande. Parce qu’avant, les Français seront en plein pont du premier mai, et le lendemain, le jeudi, auront lieu les ultimes meetings de la campagne.

Les représentants des deux candidats devraient se rencontrer lundi ou mardi pour fixer les règles du débat.

Et Manuel Valls, responsable de la communication de François Hollande, évoque la possibilité de réutiliser le cahier de charges rédigé en 1981 par Serge Moati et Robert Badinter, alors conseillers de François Mitterrand, et qui fait autorité depuis, pour instaurer une stricte égalité entre les débatteurs : place des micros, décor, la forme de la table, hauteur des caméras, les plans de coupe. Rien ne sera laissé au hasard. Ce sera de la haute couture…

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