Conséquence de la tuerie de Toulouse, la campagne présidentielle est suspendue. Jusqu’à quand ?

Au moins jusqu’à demain après-midi, jusqu’aux obsèques à Montauban des parachutistes assassinés, limite évoquée hier soir par l’entourage de Nicolas Sarkozy, mais qui peut évoluer. Le premier à parler de suspension de la campagne aura été Benoît Hamon, le porte-parole du PS, en fin de matinée, à la demande de François Hollande :

Son Benoît Hamon.

Nicolas Sarkozy est le premier à s’être rendu sur les lieux du drame, pour s’y exprimer en tant que Président de la République. Suivi par François Hollande : « je devais être là aussi pour exprimer ma solidarité », a expliqué le candidat du PS. Visite qualifiée de « normale » à l’Elysée. François Bayrou, également à Toulouse, a demandé à « réfléchir aux causes indirectes de cette folie meurtrière », sans aller au-delà. La tension de la campagne présidentielle a laissé la place à une émotion partagée par tous, jusqu’à Marine Le Pen:

Son Marine Le Pen.

Personne ne s’est aventuré sur le terrain de la polémique. Jean-Luc Mélenchon, très ému, a fait cette mise en garde :

Son Jean-Luc Mélenchon.

Annulés, le meeting à Rennes de François Hollande avec Ségolène Royal, ou encore le déplacement de Nicolas Sarkozy dans le Loiret. Le temps politique s’est figé, la plupart des personnalités se sont retrouvées pour se recueillir hier soir à la synagogue Notre-Dame de Nazareth.

Le CSA également a pris des dispositions particulières.

Alors que démarre ce matin la période de stricte égalité des temps de paroles des candidats, le CSA aménage le décompte, jusqu’à ce soir au moins, comme le confirme Christine Kelly, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel :

Son Christine Kelly.

Campagne suspendue… techniquement. Parce qu’au fond elle ne s’arrête pas vraiment. Ce sont aussi les candidats que nous observons, dans leurs mots, leurs attitudes, leur capacité à réagir face à l’ampleur de ce drame national.

Campagne évoquée en pages intérieures dans la presse qui fait écho de difficultés pour Nathalie Kosciusko-Morizet

Le Parisien parle de nouveaux ennuis pour NKM, après qu’elle a déclaré dimanche sur France 3 qu’elle voterait PS en cas de duel François Hollande Marine Le Pen au deuxième tour. La porte-parole serait jugée catastrophique par Patrick Buisson, le conseiller de Nicolas Sarkozy.

Nous reparlons de tout cela, mais… plus tard, bien évidemment.

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