Le fait du jour : Dominique de Villepin vient de quitter la présidence de République Solidaire. Que s’est-il passé ?

Officiellement, l’ancien Premier ministre a décidé qu’il allait se consacrer à « une politique de rassemblement national ». En réalité, rien n’allait plus au sein de son micro parti lancé en fanfare le 19 juin 2010, pour concurrencer l’UMP. République Solidaire devait être une arme anti-Sarkozy en plein procès Clearstream. Mais tout le monde a quitté le navire au fil des mois, critiquant les choix de Dominique de Villepin, son revenu citoyen à trente milliards d’euros, ainsi que la gestion dans une main de fer de l’ancienne ministre Brigitte Girardin. « Dominique ? Il n’était jamais là, toujours en déplacement, il s’en foutait du parti», se désole une ancienne cadre. Il a donc abandonné hier la présidence de République Solidaire, emmenant avec lui Brigitte Girardin, juste après que le parquet général a confirmé sa relaxe définitive dans l'affaire Clearstream. Il n’a plus besoin de sa formation devenue une cabine téléphonique, confiée au député de l’Hérault Jean-Pierre Grand, l’ultime grognard, bombardé président. Dominique de Villepin, accusé par Robert Bourgi d’avoir réceptionné des valises d’argent de chefs d’états africains, est aujourd’hui de moins en moins candidat à la présidentielle.

Plus de 13 millions de Français ont regardé Dominique Strauss-Kahn dimanche soir au journal de 20h de TF1. Et pas le Président ?

C’est ce qu’affirme son entourage à l’Elysée : Nicolas Sarkozy, occupé en famille, aurait zappé DSK et demandé à ses collaborateurs ce qu’ils en avaient pensé. « Pitoyable », a répondu l’un d’eux, qui estime que Dominique Strauss-Kahn aurait dû s’inspirer de Lionel Jospin et quitter la vie politique.

François Fillon, qui a jugé irresponsable la proposition de DSK d’annuler la dette grecque, était reçu hier matin, avec Jean-François Copé, chez Nicolas Sarkozy. La mission du Premier ministre : dézinguer les candidats du PS, en y associant la parole de Dominique Strauss-Kahn, comme pour souligner que l’ancien président du FMI s’était immiscé dans la primaire socialiste.

La prime à la jeunesse, selon un sondage BVA pour Orange et la presse régionale, effectué après le débat des six candidats PS jeudi dernier sur France 2. François Hollande est toujours en tête, mais Arnaud Montebourg et Manuel Valls, jugés performants, ont légèrement progressé.

Henri Guaino de plus en plus en campagne ! Après Marseille et Nice, le conseiller spécial du président se rend samedi à Dijon, à l’invitation du ministre centriste François Sauvadet. Il y prononcera un discours sur les méfaits de la mondialisation, la dérive financière, en prônant une reconstruction de la société et de l’économie. Sera-t-il candidat aux législatives ? Je n’en sais rien, répond Henri Guaino, pour l’instant je me concentre sur la présidentielle. Ça sent le préprogramme 2012 de Nicolas Sarkozy…

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