Le fait du jour : Nicolas Sarkozy va s’expliquer sur la crise à la télévision.

Ce sera jeudi prochain, au lendemain de la deuxième rencontre des chefs d’états et de gouvernements de l’Union, censés se revoir pour adopter, si cela est possible, le plan de sauvetage de la zone Euro, qui sera discuté ce week-end lors du Conseil européen de Bruxelles. Nicolas Sarkozy espère qu’un accord sera trouvé, et « il ira s’expliquer face aux Français, quoiqu’il advienne », explique l’Elysée.

L’émission commune sur TF1 et France 2, initialement programmée lundi prochain, sera donc repoussée de trois jours. « Il y a un devoir de pédagogie », précise Franck Louvrier, « ce ne sera pas un exercice facile, il faut éviter de verser dans l’ésotérique, même si la situation est complexe », ajoute le directeur de la communication du président. Nicolas Sarkozy veut démontrer que la crise n’est pas la conséquence des difficultés que connait la France. Nous sommes déjà dans la campagne présidentielle.

Il y aura eu hier de la tension entre Paris et Berlin…

« Nous étions à deux doigts de l’annulation du sommet, au bord de l’explosion de la zone Euro. Nous avons failli plier bagage, les systèmes mis en place sont à l’échelle de 2 à 3000 mille milliards d’euros », confie un proche du président. Nicolas Sarkozy s’est entretenu à trois reprises avec Angela Merkel, dont une fois par visioconférence, avec en prime Barak Obama et David Cameron. Le couple franco-allemand se retrouvera dès demain soir. Le communiqué commun publié à 19h hier a été dur à arracher. La chancelière ne veut pas voir le Fonds de secours, le FESF, transformé en véritable banque. « Elle ne fonctionne pas comme nous, voilà ce que c’est que de dépendre d’une coalition », analysait hier l’entourage élyséen, avec sans doute à l’esprit ce qui se dessine à gauche en France pour 2012.

Et la journée a été compliquée par l’annonce de la mort du Colonel Kadhafi…

Nicolas Sarkozy a appris la nouvelle vers 9h et demi le matin, juste avant son déplacement en Mayenne sur l’environnement, mais sans pouvoir réagir officiellement. Pas avant la déclaration du CNT Libyen, survenue en milieu d’après-midi. Nicolas Sarkozy, qui a réussi au passage à visiter son épouse et leur petite fille à la clinique de la Muette, n’aura salué la chute du dictateur que d’un simple communiqué.

Au sortir de cette journée particulière, l’entourage élyséen ose cette comparaison: « nous sommes à un niveau de décision élevé. Il faut de la compétence. Pendant ce temps, François Hollande se promène et serre la main à Zapatero ».

Comparaison un peu facile…

L’Europe est au bord du gouffre, certes, mais le président, lui, est éminemment en campagne.

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