Par carine Bécard.

Le fait du jour : ce sont ces ministères aux contours assez vagues...

Du coup certains ministres en profitent pour élargir leurs champs de compétences...

C'est le cas d'Arnaud Montebourg, ministre du "Redressement productif"... En une semaine à peine, il a réussi à s'approprier le dossier des plans sociaux, que pensait avoir dans ses attributions, le ministre du Travail, Michel Sapin. Rien de tel au ministère de l'Intérieur, où au contraire, plus personne ne s'occupe officiellement des questions d'immigration puisque Manuel Valls est ministre de l'Intérieur, un point c'est tout ! En réalité, François Hollande - pas très à l'aise pendant sa campagne présidentielle - sur le dossier de l'immigration, pourrait être tenté d'effacer ce mot - de le faire disparaître -, il n'existait pas avant 2007 et de diluer cette administration dans plusieurs ministères, comme c'était le cas autrefois.

Autre petit souci, en ce moment, dans les ministères. Le bureau du ministre. Où l'installer ? Quand on est en charge par exemple, comme Marylise Lebranchu, de la Réforme d'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique... Pour l'instant, elle travaille à Bercy, dans les murs du ministère de la Fonction publique... Sauf que les questions de Décentralisation - l'Administration générale qui s'en charge- se trouve place Beauvau!! Pas simple pour un ministre, de ne pas avoir tous ses collaborateurs à ses côtés...

Le Gouvernement Ayrault va devoir mettre un peu d'ordre dans tout cela... Il se donne un mois... Après les élections législatives et le 1er remaniement qui s'en suivra... tout devra rouler cette fois...

On croyait cette élection jouée d'avance...

Et si finalement, le perchoir échappait à Ségolène Royal ?

Sa candidature à la présidence de l'Assemblée Nationale ne ferait plus - vraiment - consensus... En coulisses, des députés socialistes de plus en plus nombreux, lui reprochent son autoritarisme. Son caractère "incontrôlable"... Ses adversaires les plus féroces, estiment même qu'elle n'a aucune culture parlementaire. La bataille s'annonce plus rude que prévue, entre ses opposants et ceux qui lui reconnaissent d'avoir été "digne" pendant la campagne de son ex-compagnon. Celle qui n'est pas parvenue à devenir la première femme présidente de la République pourrait bien avoir du mal cette fois, à être la première femme en France, élue présidente de l'Assemblée Nationale...

Pour finir, le candidat Claude Guéant vient de voir sa profession de foi retoquée... c'est ce que révèle ce matin le point.fr... Pourquoi ?? Pour utilisation illégale des couleurs "bleu, blanc, rouge"…

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