Les deux favoris de la présidentielle se sont livrés hier à une étonnante course de vitesse ! Elle démarre quelques minutes seulement après l’assaut final à Toulouse. Il est midi précise, Claude Guéant officialise sur le terrain la mort de Mohamed Mera. Deux minutes plus tard, l’Elysée annonce pour 13H une intervention radiotélévisée du chef de l’Etat. C’est alors qu’à midi 14, un courriel annonce que le candidat du PS fera pour sa part une déclaration à midi et demie. Hollande fait donc du Sarkozy, et jaillit avant lui sur les chaines d’information continue : un discours très solennel, pour « saluer le courage et la détermination du Raid et de toutes les forces de sécurité ». 13h20, soit quarante minutes plus tard, Nicolas Sarkozy apparaît à son tour derrière son pupitre, avec un léger retard, pour « féliciter l’ensemble des forces de l’ordre » et annoncer ses mesures contre le terrorisme. « Je n’ai pas compris pourquoi il parlait si tard, et je n’ai pas voulu faire la course pour être le premier à parler », jure François Hollande en privé, dans la soirée. Depuis lundi à Toulouse, dans une école à Paris, puis à Montauban, nous avons eu un président bis bien décidé à occuper le même terrain que le président. Et le temps des polémiques a commencé… Y a-t-il eu une « faille » ou un « échec » dans le suivi du terroriste jusque dans l’assaut final, comme l’avancent certains élus socialistes ? L’UMP dénonce une forme d’indécence de la part du PS. Eva Joly, la candidate des Verts à la présidentielle, et ancienne magistrate, conteste la méthode Guéant– propos recueillis par Stéphane Leneuf.

Son Eva Joly.

Nicolas Sarkozy peut-il faire voter ses mesures contre le terrorisme, avant l’élection présidentielle ?Constitutionnellement oui, les assemblées sont élues jusqu’en mai, le parlement peut-être convoqué en session extraordinaire. Mais ça ne s’est jamais fait. Techniquement, un texte pourrait être adopté en conseil des ministres et transmis au Parlement avant le 22 avril. C’est faisable. Mais nous serons au cœur de la présidentielle, puis viendront les législatives. C’est donc la future Assemblée qui se devrait se pencher sur cet éventuel projet de loi. Enfin, c’est chose faite : Jean-Louis Borloo s’engage auprès de Nicolas Sarkozy. Officialisé dans le Figaro ce matin. Les deux hommes scelleront leurs retrouvailles lors d’un déplacement à Valenciennes ce matin. L’insoutenable suspense vient de prendre fin.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.