La chute de Lance Armstrong rejaillit sur un Tour de France particulièrement prisé par le pouvoir.

Les présidents successifs ont soigné leur image populaire en se rendant sur le Tour, le Général De Gaulle sur le bord de la route en 1960 à Colombey, Valéry Giscard d’Estaing sur une moto en 1975, entre Saint-Etienne et Clermont. François Hollande est allé saluer le maillot jaune Bradley Wiggins l’été dernier à Brive-la-Gaillarde. Mais celui qui se sera emparé de la Grande Boucle restera Nicolas Sarkozy, fou de vélo et admirateur d’Armstrong.

Il faut rappeler que le palmarès des victoires du Texan aura épousé les années Chirac, démarrant sous la cohabitation en 1999, et s’achevant sept ans plus tard.

C’est donc un champion en fin de carrière que le président Sarkozy a reçu à déjeuner à l’Elysée en octobre 2009. Et c’est en mars 2010, en plein remaniement ministériel, que Lance Armstrong a offert un vélo au chef de l’Etat. Un épisode troublant, selon Pierre Bordry. L'ancien patron de l'Agence française de lutte contre le dopage, qui a démissionné six mois plus tard, affirme que Lance Armstrong a réclamé sa tête, en s’appuyant sur ses relations au plus haut niveau :

Son Pierre Bordry.

Pierre Bordry, avec Angélique Bouin, le 14 juin dernier sur France Inter .

Comment a réagi Nicolas Sarkozy à la chute d’Armstrong ?

« Il a triché, mais il ne faut pas oublier sa victoire contre le cancer », expliquait hier soir l’un des amis de l’ex-président, sans doute déçu, comme le confie l’ancien ministre des sports Jean-François Lamour, joint par Olivier Poujade :

Son Jean-François Lamour.

Des nouvelles enfin du vélo offert par Lance Armstrong…

Une splendide machine Trek, que l’ancien président utilise très peu, raconte un proche. Le modèle serait trop sensible, trop nerveux. Et Nicolas Sarkozy lui préfèrerait le Décathlon made in France offert par Martine Aubry, mieux adapté à la route. Et peut-être plus tranquille en termes d’image.

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