Le fait du jour : une menace à laquelle personne n’a vraiment pensé plane sur le bon déroulement de la primaire socialiste.

C’est le patron d’un gros institut de sondage qui pose la question : mais qui donc, le 9 octobre, pourra empêcher un média, une radio, une chaine d’information continue de la TNT, de donner des résultats avant la clôture des bureaux ?

Parce que la primaire socialiste est un scrutin Canada Dry : c’est comme les vrais, avec des bureaux de vote, des bulletins, des assesseurs, un dépouillement. Tout pareil : si ce n’est que la loi électorale, à laquelle sont soumises les élections classiques, présidentielle, législatives et autres, cette loi qui impose le silence aux médias avant la proclamation des résultats à 20h le dimanche, ne s’applique pas à ce scrutin inédit, organisé par un parti politique, en l’occurrence le PS.

En clair, une chaine de télévision et un institut de sondage peuvent tout à fait s’associer le jour du vote, en toute légalité, pour annoncer un résultat par exemple à 15h, 16h, bien avant la fermeture des bureaux. Ce qui ne manquerait pas d’influencer les électeurs qui n’auraient pas encore voté, et ainsi de fausser le scrutin.

La haute autorité des primaires est consciente du danger. Son porte-parole, Jean-Pierre Mignard, prévient : « la commission des sondages pourra être saisie si un média ose donner des résultats à la va-vite ».

Voilà pour la menace. N’en déplaise aux responsables socialistes : si ces sondages en sortie des urnes sont réalisés dans la règle de l’art, personne ne pourra les contester.

Jean-Pierre Mignard demande aux médias d’adopter une attitude de réserve, responsable, dit-il, au fond… de s’autoréguler. A ce jour, sur le principe, rien ne les y oblige.

En attendant, Ségolène Royal évoque le rythme de sa campagne, elle ne changera rien :

« Mme Royal, allez-vous booster votre campagne » ? Question posée rue de Solferino hier, en conférence de presse, à la candidate en difficulté dans ces sondages qu’elle réfute...

son Ségolène Royal

Ségolène Royal qui fêtait son anniversaire hier… née en 1953… ne pas dire l’âge des dames. Martine Aubry lui a passé un coup de fil amical, raconte Le Parisien ce matin…

L’affaire Karachi enfin : du pain béni pour Marine Le Pen, confie un ministre de premier ordre plutôt inquiet, qui estime que la candidate du Front National n’a même plus besoin de faire campagne, ça tombe tout cru.

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