Le deuxième tour de la présidentielle va donner lieu à une bataille du 1er mai.

Une sorte de réplique du Concorde-Vincennes d’il y a dix jours. Au traditionnel défilé des syndicats va s’ajouter un défilé-bis, à distance, celui du Front de Gauche. Marine Le Pen participera à sa Fête de Jeanne d’Arc à l’Opéra. Et, invité surprise cette année : Nicolas Sarkozy qui veut organiser son « très grand rassemblement » sur le « vrai travail », à la veille de son débat télévisé avec François Hollande. Lieu choisi : le Champ de Mars. Problème : c’est trop grand. Dur de rameuter deux cent mille militants, surtout quand un grand nombre de vrais travailleurs ont pris des RTT pour faire le pont. L’entourage du candidat propose le Trocadéro, plus facile à remplir.

François Hollande, qui rendra hommage à Pierre Bérégovoy le 1er mai au matin à Nevers, a déclaré qu’il ne fallait pas faire de ce jour «une fête des uns contre les autres».

Nicolas Sarkozy lui a répondu hier soir à Saint-Cyr-sur-Loire, au micro d’Anne-laure Dagnet :

Son Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy qui a mis le feu aux poudres avec sa formule le « vrai travail »…

Elle donne la tonalité de sa campagne de 2ème tour tournée vers les électeurs du Front National « clivante » nous dit le politologue Roland Cayrol :

Son Roland Cayrol.

Le premier tour de la présidentielle ne fait que confirmer les craintes de Jean-Paul Delevoye.

Le président du Conseil économique social et environnemental a fait une addition simple dimanche soir: les votes Le Pen et Mélenchon, 18% et 11%, plus l’extrême gauche, cela fait 30%, additionnés aux 20% d’abstentionnistes. Soit, 50% des Français qui contesteraient, voire pour certains, refuseraient la République, selon Jean-Paul Delevoye, qui conclut : « le Champ de Mars, c’est bien. Mais il serait temps d’entrer dans le champ des idées ».

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