Le fait du jour : la situation en Lybie dérange la classe politique française.

Les déclarations de Mustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition libyen, qui a prôné dimanche une éventuelle instauration de la charia et le retour de la polygamie, ne peuvent « qu'inquiéter », estime Martine Aubry, et ce malgré quelques propos plus rassurants tenus hier par le responsable du CNT. La première secrétaire du PS rappelle que c’est aux Libyens de décider « souverainement » de l’avenir de leur pays. Et l’Europe et la France doivent y veiller, comme l’a rappelé Benoit Hamon, le porte-parole du Parti Socialiste :

Son Benoît Hamon. (recueilli par Cyril Graziani)

Inquiétude partagée à droite… Claude Goasguen, député UMP de Paris

Son Claude Goasguen. (recueilli par Cyril Graziani)

Pas rassuré également, l’entourage présidentiel, qui estime que les images de la mort du Colonel Kadhafi n’ont pas contribué à l’esprit de liberté et de justice. « Nous n’avons pas à nous occuper de l’après-guerre en Libye, même si nous avons aidé son peuple à se libérer, pas plus que nous devons nous mêler des élections tunisiennes », se justifie un proche du président, visiblement circonspect, bien loin de l’euphorie qui a prévalu après la libération de la Libye.

La droite parisienne toujours aussi divisée, malgré la tentative de médiation de Jean-François Copé hier :

« Après le printemps arabe, il y aura l’automne parisien ». La formule est signée Pierre Charon. En marge de l’affrontement Dati-Fillon, le sénateur UMP part en guerre lui contre la fédération de Paris, qu’il juge « démodée, démonétisée, gérée comme une brigade de gendarmerie et sous-équipée pour affronter des législatives derrière la présidentielle ».

Enfin, à propos de Rachida Dati, la maire du VIIème arrondissement, toujours très remontée, a confié qu’en cas de blocage, elle était favorable à une primaire face à François Fillon, mais une primaire qui serait ouverte à tous les Parisiens.

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