Le débat Copé/Fillon, dans l’émission Des paroles et des actes ce soir sur France 2, s’annonce très formaté…

Ce sera « France en faillite » contre « Pain au chocolat ». Tout a été dit ou presque sur cet affrontement qui s’annonce « aseptisé », aux dires d’un responsable UMP. Le cœur n’y est même pas. Les duellistes n’avaient pas vraiment envie de débattre, quand l’invitation leur a été lancée par la chaîne publique. Mais « le-premier-qui-disait-non » passait pour un trouillard et perdait la face, raconte un copéiste. Alors… va pour le débat.

Pour résumer l’enjeu, les amis de Fillon aimeraient voir Copé déraper. Et les amis de Copé aimeraient voir Fillon apparaître terne. « Ils vont savoir se tenir, ça va leur faire tout drôle de se retrouver sur un plateau télé », explique un filloniste cette fois, « n’oubliez pas que ce sera du jamais vu à droite ».

Les deux candidats ne vont vraiment pas s’affronter ?

Après leurs interviews à tour de rôle, seule la troisième séquence se déroulera à deux, face à David Pujadas. Mais chacun restera debout, bien droit et très sage derrière son pupitre. A chaque fois qu’il y aura une réponse de l’un ou de l’autre, il n’y aura pas de plan de coupe sur le rival. Un émissaire de Jean-François Copé a même interdit les prises de vues verticales. Pour empêcher la lecture de ses fiches. Comme ce fut le cas lors du face-à-face Sarkozy/Fabius, en mars dernier, lorsqu’une caméra a zoomé sur une antisèche du président, qui avait listé et surligné au Stabylo les « fraises des bois » et autres amabilités de Laurent Fabius à l’égard de François Hollande.

Un député UMP prévient : attention, ce n’est pas comme à la primaire socialiste, il y a un an, qui a mobilisé 2 millions et demi d’électeurs pour choisir un candidat à la présidentielle. Là, il s’agit de désigner le président du parti d’opposition, avec 250 mille adhérents appelés à voter. Dix fois moins, ça calme.

François Fillon a reçu les conseils éclairés d’un spécialiste…

Un certain Nicolas Sarkozy, avec qui l’ex Premier ministre a déjeuné hier chez Thoumieux, brasserie chic du VIIème arrondissement, fréquentée par le tout Paris politique. « Ils se sont bien marrés », raconte un conseiller de l’ombre. L’ancien président, qui voulait se faire pardonner d’avoir décoré il y a huit jours un collaborateur de Jean-François Copé, a donné quelques trucs à François Fillon pour être performant lors d’un débat télévisé. Heureusement que Nicolas Sarkozy ne se mêle plus des affaires de l’UMP…

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