Le fait du jour : plus l’échéance approche, plus les esprits s’échauffent…

Le ton monte à huit semaines du premier tour, tout le monde s’énerve, s’engueule, s’échange des noms d’oiseaux.

Grand prix du Jury, Claude Guéant a énervé non seulement la direction du FN, mais aussi celle du PS. Le ministre de l’intérieur, questionné hier matin sur le Front National par notre confrère Frédéric Haziza, sur Radio J, a estimé que :

Son Claude Guéant

Louis Alliot, vice-président du Front National, a réclamé la démission de Claude Guéant.

Dans un même temps, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, a décroché l’oscar du communiqué en écrivant que le modèle dont s’inspirait Nicolas Sarkozy était un mélange de Berlusconi et Poutine, en traitant le candidat-président, de « faux, de contrefaçon, de produit de contrebande. Ce qui a provoqué une pluie de protestations à l’UMP. Cette histoire va rebondit aujourd’hui.

Jean-Marie Le Pen, votre invité dans Radio France Politique, n’était pas en reste ?

Le président d’honneur du Front National a pris la défense de sa fille Marine que Jean-Luc Mélenchon était allé affronter jeudi soir sur France2, avec des mots fleuris :

Son Jean-Marie Le Pen

Meilleure scène de colère, celle d’Henri Guaino, gros succès sur le Net depuis samedi. Le conseiller spécial du président, interpellé sur le débat sur l’identité nationale, sur France 3 Île-de-France, par Jérôme Guedj, président PS du conseil général de l’Essonne. Le remix en 18 secondes :

Son Henri Guaino

Henri Guaino s’est expliqué hier sur ce coup de sang: « je viens pour débattre, pas pour me faire caricaturer ou insulter. Une campagne se fait avec une vérité humaine, ou pas. Moi je fais avec ».

Oui, tout le monde s’énerve. Plusieurs raisons : un match trop serré entre les deux principaux candidats, l’hyper réactivité des médias - Twitter n’a rien arrangé - mais aussi une très grosse fatigue. Qui pèsera lourd dans les ultimes semaines.

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