Le fait du jour : François Hollande se refuse à prononcer le nom de Nicolas Sarkozy.

Le candidat du PS pratique la pronomination, qui consiste à utiliser des périphrases, des figures stylistiques, parfois recherchées, pour ne jamais nommer son rival. François Hollande, à de nombreuses reprises dans l’émission sur France 2 hier soir, a évoqué « le président sortant ». Et a même utilisé, lors de sa conférence de presse sur son programme le matin, des formules plus sophistiquées. Deux exemples :

SON François Hollande. __

Le petit jeu, c’était de lui faire prononcer le nom. Alain Juppé a tenté le coup hier soir, sur le plateau de France 2, au prix d’une familiarité.

Son Hollande/Juppé. __

Ces contournements résultent d’un choix délibéré. François Hollande ne veut pas être dans un rapport obsessionnel avec Nicolas Sarkozy, comme ce fut le cas il y a dix ans entre Lionel Jospin et Jacques Chirac. Celui qui fait la course en tête entend ne pas se laisser piéger par un encore président, toujours pas candidat, qui dicterait son agenda.

Son François Hollande. __

L’obstacle Juppé levé, François Hollande a conclu hier soir : « Nicolas Sarkozy se battra jusqu’au dernier moment, c’est pour lui une affaire d’honneur ».

Il y aura le match retour la semaine prochaine quand François Fillon, invité de la même émission Des paroles et des actes, affrontera Martine Aubry.

Pour conclure, toujours dans le registre sémantique, cet anglicisme signé François Bayrou :

Le président du Modem, invité hier de Benoit Bouscarel notre confrère du Mouv’, était questionné sur le programme de François Hollande.

Son François Bayrou.

Le mot existe peut-être en vieux Français…

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