Nicolas Sarkozy ne veux plus entendre paler des sénatoriales

Le chef de l’Etat ne cesse de le marteler depuis deux jours, et il l’a redit hier matin à l’Elysée devant Gérard Larcher, lors du petit déjeuner de la majorité : ce n’est pas la peine de chercher à conserver la présidence du Sénat samedi. Nous perdrons dans la dignité. Que la gauche prenne le Sénat, au moins on ne pourra pas dire qu’on a tous les pouvoirs.

Nicolas Sarkozy veut effacer cette défaite qui sonne comme un mauvais présage. Le président a-t-il lâché Gérard Larcher en rase campagne ?

Le ministre de la défense est resté au gouvernement, plus besoin de sa voix, Gérard Larcher est interdit de grandes manœuvres interdites. Le socialiste Jean-Pierre Bel devrait être tranquillement élu à la présidence du Sénat samedi.

Et Nicolas Sarkozy ne décolère pas après Pierre Charon et Rachida Dati :

L’ancienne garde des sceaux, qui avait pourtant appelé à voter pour la liste officielle UMP de Chantal Jouanno aux sénatoriales à Paris, a organisé une réunion secrète dans son bureau, à l’avant-veille du scrutin, avec Pierre Charon et le député UMP Claude Goasguen. Objectif : faire élire coûte que coûte le dissident Charon, son ancien ennemi, devenu son allié. Le slogan aurait pu être : voter Charon, c’est voter contre Fillon. La suite est connue : le rebelle est entré triomphalement au Sénat. Un camouflet pour François Fillon, furieux, qui a appelé le chef de l’Etat dimanche soir, pour se plaindre de Jean-François Copé qui aurait laissé faire. Commentaire entendu dans les rangs de la fédération UMP de Paris : le problème, c’est Nicolas Sarkozy, qui « humilie trop, mais ne punit pas assez », comme le reprochait Joséphine à Napoléon.

Conséquence de ces sénatoriales perdues pour la droite : Christian Jacob, devant le groupe UMP a appelé à une discipline draconienne.

Effet immédiat: la proposition d’un encadrement militaire pour les jeunes délinquants a été rejetée hier en commission de la défense, saisie pour avis. Par 12 voix contre 2, selon un communiqué du PS. Les députés UMP ne sont même pas venus la soutenir. Ça sent un peu la déprime !

Pour finir, en attendant le deuxième débat télévisé de la primaire au PS ce soir. Les socialistes de Longjumeau se plaignent de n’avoir obtenu que 3 des 8 bureaux de vote réclamés le 9 octobre. Et encore : l’une des salles leur aurait été facturée 240 euros. Les mécontents dénoncent dans un communiqué une attitude antirépublicaine de la part de leur maire, une certaine Nathalie Kosciusko-Morizet.

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