Ce matin vous revenez sur les déclarations de candidatures à la présidentielle.

C'est le moment fondateur qui donne le ton d'une campagne. Ce refrain on l'a entendu pas mal de fois ces dernières semaines.

Son François Bayrou, Christine Boutin, Dominique De Villepin, Corinne Lepage et Hervé Morin

Voilà de quoi donner des idées, par exemple, à Nicolas Sarkozy.

Lui, officiellement, n’est pas encore candidat. Et à l'Elysée, la seule question qui taraude, c’est comment doit- il se déclarer ? Une chose est sûre, il frappera un grand coup, précise son entourage. Comme en 2003 ?

Son Nicolas Sarkozy

Ca c'était une pré-déclaration. La vraie intervient le 30 novembre 2006. Nicolas Sarkozy choisit 61 journaux régionaux. Sauf que son effet de surprise est totalement court-circuité. L’interview fuitant sur le site de Libération, la veille, le 29, jour de l'anniversaire de Jacques Chirac.

Autant dire que l'expérience ne sera pas renouvelée.

Vous évoquiez son prédécesseur, un expert en matière de déclaration de candidature.

Quatre au total et, notamment, celle de 2002, effet de surprise garanti ce 11 fevrier à Avignon.

Son Jacques Chirac

En revanche, il y a une méthode que le chef de l'Etat n'emploiera pas à coup sûr...

… la méthode Jospin :

Son fax

Vous avez reconnu le fax. Un communiqué, court et précis, adressé, depuis son domicile parisien, par le premier ministre : 8 mots "Aujourd'hui, je suis candidat à l'élection présidentielle".

Le fax exclu Internet?

A l'heure des réseaux sociaux, Nicolas Sarkozy pourrait, par exemple, choisir Twitter mais à ce jour il n'a pas de compte officiel.

Reste la version déclaration in extremis type Mitterrand en 1988.

Ce modèle là plait bien à l'Elysée. François Mitterrand avait fait durer le (faux) suspens jusqu'au 22 mars 1988, un mois avant le premier tour.

Son François Mitterrand

Court, simple, mais très efficace.

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