Après 2 mois d'avalanche de critiques, Jean-Marc Ayrault a commencé à rectifier le tir en toute discrétion mais cela n'a pas échappé aux parlementaires.

Mais cela n'a pas échappé aux parlementaires. Il faut dire que depuis le mois de juin, les députés et sénateurs socialistes se lamentent de ne jamais être reçus à Matignon, ou trop rarement. Et quand ils le sont, personne ne leur demande jamais un avis. Ils seraient là uniquement pour faire semblant d'accepter des décisions qui auraient déjà été prises.

Seulement depuis 10 petits jours tout a changé. Ils ont été invités - enfin certains d'entre eux... ceux, qui s'intéressent de près, pour l'instant, au budget 2013 - pas moins de 3 fois. 3 fois en 10 jours. La 3ème fois est prévue dans les toutes prochaines heures. Autrement dit ça y est ! Les parlementaires de la majorité se sentent concernés, considérés et même co-décideurs. Il aura fallu six mois, à l'exécutif, pour trouver la clé d'une relation tempérée avec l'Assemblée et le Sénat.

Dans "le camp d'en face", en revanche : on doute !

Le camp d'en face c'est bien-sûr l'UMP - 300 000 militants, officiellement depuis vendredi dernier - 1er parti de France, en nombre d'adhérents. Ce 1er parti de France échaffaude une stratégie un peu timide pour les futures municipales. L'UMP n'a visiblement pas du tout l'intention de partir à l'assaut des grandes villes. Pourquoi ? Parce que le mouvement n'aurait pas - c'est l'ancien ministre Bruno Le Maire qui le dit - d'assez bons candidats pour cela.

Qu'a cela ne tienne ! Le Grand parti d'opposition a donc décidé de se lancer à la conquête des tout petits villages. Avec un objectif, "explosif", nous promet un des plus fidèles collaborateurs de Jean-François Copé. Faire re-basculer le Sénat, dès septembre 2014.

Pour finir, direction le Puy-en-Velay (19 000 habitants), ville de Droite, détenue depuis 2008 par Laurent Wauquiez.

Une ville jugée de plus en plus rétrograde par ses plus jeunes administrés. Ils n'ont pas eu le droit d'organiser une "Marche des Zombies". Quatre jours après Halloween, c'est un défilé - cette fois - de morts-vivants. Laurent Wauquiez n'a pas voulu en entendre parler, comme il n'a pas voulu entendre chanter de Laurent Voulzy, dans la cathédrale Notre-Dame.

Décidément, la ville de ce fillonniste est sacrée !

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