Tout d’abord la réaction de l’Elysée à la une deLibération, sur la juge qui accuse Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt :

L’entourage présidentiel, joint au téléphone ce matin, s’étonne qu’un juge en exercice attaque le président de la République sur des éléments qui n’ont pas été portés dans un procès-verbal. L’Elysée parle d’allégations infondées et mensongères, et dénonce une méthode scandaleuse à huit mois de l’élection présidentielle. Pas de commentaire en revanche sur d’éventuelles suites à donner ou le climat tendu qui prévaut depuis de longues années entre le chef de l’Etat et les magistrats.

A présent, le fait du jour dans la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy fait le ménage à l’UMP :

La hache de guerre est désormais enterrée entre Christian Estrosi et Jean-François Copé, qui ont déjeuné ensemble hier au restaurant La Cuisine, dans un quartier chic parisien. L’atmosphère était « très sympa », « ils se sont beaucoup parlé ». Il y a quelques semaines pourtant, l’ancien ministre de l’industrie accusait le secrétaire général de l’UMP de « dérive libérale » et lui reprochait sa « tentation clanique ». Un front anti-Copé s’était même constitué avec un redoutable trio Fillon-Bertrand-Estrosi. C’est le chef de l’Etat en personne qui a éteint l’incendie qui couvait lors d’un diner mercredi dernier à l’Elysée, avec Brice Hortefeux et Jean-François Copé. Nicolas Sarkozy, qui ne veut voir aucune tête dépasser, a prié le secrétaire général d’aplanir tous les conflits avant l’université de rentrée de l’UMP ce week-end à Marseille, afin de montrer un visage d’unité – tiens-tiens, comme à la Rochelle – au moment où le PS entame sa bataille pour la primaire. Les deux intéressés hier, même s’ils n’en pensent pas moins, ont donc joué l’Eté indien. Christian Estrosi a même invité Jean-François Copé le 11 septembre à Nice au meeting, qui était pourtant qualifié d’anti-Copé, et dans lequel le député-maire de Meaux sera finalement en vedette.

Les idées forces : Jean-Louis Borloo fait sa rentrée aujourd’hui.

Le président du Parti radical, après un séminaire avec ses troupes, déposera cet après-midi à l’Assemblée, avec Laurent Hénart, sept amendements devant la commission des finances. Jean-Louis Borloo veut taxer les entreprises cotées en bourse et les plus-values financières. Dans son collimateur, le plan Fillon de 12 milliards de réduction des déficits, que le pas-encore-candidat juge insuffisant.

Yves Jégo furieux. Ce proche soutien de Borloo, qui se présente aux sénatoriales en Seine-et-Marne, ne décolère pas contre Hervé Morin, qui lui a mis dans les pattes une liste Nouveau Centre. Morin pourtant allié et ami de Borloo.

Enfin, après TriBeCa, Sarcelles centre du monde. Toutes les rédactions ont investi la ville hier, qui s’apprête à accueillir DSK. Commentaire du député-maire socialiste François Pupponi, très patient avec les journalistes :

On attend Dominique avec humilité. Mais il faut se calmer, on ne va pas faire une grande fête, il n’a tout de même pas gagné la coupe du monde.

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