Le fait du jour : Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle et pourtant bien décidée à refaire acte de candidature !

La présidente du Front National est officiellement candidate pour 2012 depuis longtemps déjà, depuis qu'elle a pris la tête du "parti de papa". Autrement dit depuis le Congrès de Tours, en janvier dernier. Et elle avait réaffirmé son entrée en lice pour la bataille présidentielle, au soir du second tour des élections cantonales, cette fois, c'était en mars.

Jamais deux tentatives sans une 3e : Marine Le Pen a décidé de ré-officialiser sa candidature. Le rendez-vous est pris, le 19 novembre prochain, dans une grande salle parisienne du 15ème arrondissement : L'Equinoxe. Pas de grand show à l'américaine ! Le Front National n'en a plus les moyens. Mais 2 000 personnes sont attendues. Tous les "experts" de Marine Le Pen seront là. Ce sera l'occasion pour elle, de montrer qu'ils existent bien et qu'elle a du monde qui réfléchit pour elle.

Grand discours donc le 19 novembre, qui doit permettre à la benjamine des Le Pen de "prendre de la hauteur", c'est ce qu'explique son entourage. Ce sera, surtout, le début de ses grands meetings de campagne. Elle en a prévu un par région. Voilà ! Marine Le Pen cherche des occasions de faire parler d'elle, de rester dans la course, bref, de ne pas continuer à perdre des points dans les sondages.

Sinon tout va plutôt "bien" pour François Bayrou !

Disons qu'il a quelques motifs de satisfaction : les soutiens, les ralliements se bousculent à la porte du MoDem.

D'anciens UDF, passés sous giron UMP, font mine de revenir, comme Alain Lambert, ancien ministre du Budget de Jacques Chirac, comme le député-maire gaulliste de Saint-Malo, René Couanau. Ils soutiennent la candidature de François Bayrou, même chose pour Daniel Garrigue, ancien porte-parole de République Solidaire, le parti créé par Dominique de Villepin. Et puis Philippe Folliot, du Nouveau Centre d'Hervé Morin, rejoint aussi le MoDem.

Ils ne sont pas les politiques les plus en vue, les plus connus. Mais la preuve que François Bayrou sait encore attirer.

Un mot pour finir, des socialistes, très préoccupés par les postes qu'ils auront - peut-être - à se partager.

Pierre Moscovici rêve d'être 1er ministre. Il tente, pour cela, de devenir le directeur de campagne de François Hollande. André Vallini se croit un légitime futur Garde des Sceaux. Quant au maire de Dijon, François Rebsamen, il pense remplir les deux conditions qui mènent à Beauvau : être un membre influent du Grand Orient de France et avoir été le Chef de cabinet de Pierre Joxe, ancien ministre - marquant -, à l'Intérieur justement!

Le journal de campagne réalisé par Carine Bécart

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