Au programme ce soir : un chant révolutionnaire, un gros sandwich et un poète-boxeur ou boxeur-poète….

- On commence en chanson ce soir, avec un chant révolutionnaire, popularisé par une série qui est en train d’envahir les stades de foot…

BOB Bella Ciao version La casa de papel

Bella Ciao dans la version de la série espagnole de Netflix qui cartonne en ce moment : La Casa de Papel… 

Bella Ciao : Une chanson italienne avec des paroles écrites en 1944 sur un air populaire du début du siècle dans un but : Motiver les résistants antifascistes pendant la seconde guerre mondiale. Une chanson qui ne se limite pas à la politique puisque lorsque le mouvement ultra resurgit en Italie dans les années 60/70 avec des supporters de foot qui soutiennent leurs équipes façon « militaires » : Ils s’appellent commandos, brigades, ils utilisent des banderoles, des slogans et des chants, dont Bella Ciao. En Italie, Bella Ciao a toujours été un hymne du club de Livourne  (ville communiste), ou un chant contre des clubs identifiés à droite (La Lazio ou l’Inter) et en 2018 avec la Casa de papel, Bella Ciao s’expatrie…

En France, ce serait en 1984 dans le premier groupe ultra : le Commando Ultra de l’Olympique de Marseille que Bella Ciao aurait été utilisé pour la première fois.

Et aujourd’hui parce que les footballeurs des clubs espagnols Marcelo ou Antoine Griezman, fans de la série, postent des selfies avec les acteurs, Bella Ciao retentit dans les stades du monde entier, (beaucoup en Argentine notamment) et certains pronostiquent même que Bella Ciao pourrait devenir l’hymne du mondial russe… Je ne serais pas contre, j’adore cette chanson…

- Un article du journal Le Monde paru cette semaine qui a peut-être décelé la potion magique des champions de NBA : le Peanut Butter and Jelly, un sandwich au beurre de cacahuète et à la confiture entre deux tranches de pain de mie ! 

Tout a débuté en 2007 lorsque Kevin Garnett, jeune ailier espoir des Celtics de Boston, mange un Peanut Butter & Jelly… et déchire tout ! Dès lors, Garnett et le préparateur physique de l’équipe imposent ce sandwich avant chaque match et 4 mois après les Celtics de Boston remportent la NBA pour la première fois depuis 22 ans ! Depuis, les joueurs des Celtics changent d’équipe et imposent leur sandwich doudou partout où ils passent, avec le même succès… Mais lorsque la saison dernière les Golden State Warriors, champions de NBA décident de recruter un nouveau préparateur physique, australien, Lachlan Penfold qui impose une réduction drastique de consommation de sucres, les Golden State Warriors perdent leur finale face aux Cleveland Cavaliers et bien sûr, Penfold est licencié et le gras sandwich réhabilité.

Alors que les finales de cette saison de NBA auront lieu dans un mois maintenant, on verra si les vainqueurs devront leur victoire au Peanut Butter & Jelly. 

- Aux Etats-Unis toujours, une « histoire qui se finit bien »  

Nevest Coleman, agent d’entretien du stade de baseball des White Sox, à Chicago, a retrouvé son emploi… 23 ans après l’avoir perdu. Pourquoi ? Parce que Nevest Coleman a passé 23 ans en prison à cause d’une erreur judiciaire raciste. A 25 ans, en 1994, Nevest Coleman est condamné à la prison à vie pour le meurtre et le viol d’une jeune femme, libéré en novembre et définitivement innocenté par les tests ADN fin mars. Il vient de reprendre son emploi. Depuis le stade a changé de nom mais l’amour de Nevest Coleman pour ses White Sox est indéfectible.

- Et une femme a fait l’actualité dans le monde du baseball cette semaine.

Et oui, un Big Up à Jenny Cavnar, première femme à avoir été la commentatrice principale d’un match de baseball à la télévision aux Etats-Unis depuis… 25 ans. C’était ce lundi, lors du match opposant les  Padres de San Diego aux Rockies du Colorado. Bravo.

- Arthur Cravan, de Jack Manini, une bande-dessinée qui vient de paraître aux éditions Grand Angle. 

Arthur Cravan : neveu d’Oscar Wilde, 2mètres pour 105 kilos, inventeur de la « very boxe », champion de France de boxe dans la catégorie mi-lourds, créateur dans les années 1910 de la revue littéraire Maintenant, qu’il vendait à la criée dans les rues de Paris…  Cravan, considéré par André Breton les surréalistes comme le premier Dada, Cravan est c’est la liberté incarnée. 

Fabian Lloyd de son vrai nom, né le 22 mai 1987 à Lausanne en Suisse et vraisemblablement mort en 1918 en tentant de rejoindre le Mexique aura – durant sa courte vie - croisé tout le monde, Trotski sur le Monserrat, à Paris Apollinaire et la Marie Laurencin de Joe Dassin, Marcel Duchamp à New-York…

Cravan a passé sa vie à fuir la guerre mais pas les femmes et jouer autant des poings que des mots. Un personnage fascinant pour un roman graphique qui l’est tout autant.

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