Avec sa voix éthérée, cette écossaise est une figure culte de la pop indépendante depuis la fin des années 90.

Isobel Campbell
Isobel Campbell © Radio France / Marion Guilbaud

Belle & Sebastian

On repère sa voix douce et caressante au sein du groupe écossais Belle & Sebastian : elle partage le micro avec Stuart Murdoch et joue également du violon. Ce groupe à géométrie variable est l’incarnation parfaite de la pop anglo saxonne : ultra mélodique, très arrangée, un peu précieuse avec des chansons qui ne vous lâchent pas comme "Legal Man".

La Californie

Mais au début du millénaire, Isobel Campbell finit par saturer du climat écossais et de la vie de groupe. Elle largue les amarres pour la Californie et d’autres projets plus personnels (The Gentle Waves) avant de tomber dans les filets d’une figure mythique du grunge américain, le chanteur Mark Lanegan.  A l’époque, on a parlé d’association contre nature, la Belle & la Bête, l’innocence de la blonde écossaise et la réputation sulfureuse de l’ex- Screaming Trees.

Ensemble, ils vont enregistrer trois disques, tous devenus cultes (Ballad of the Broken Seas en mars 2006, nommé au Mercury Music Prize, puis Sunday At Devil Dirt en 2008 et enfin Hawk en 2010), comme des néos Lee Hazlewood et Nancy Sinatra.

There Is No Other

Depuis 10 ans, Isobel Campbell s’était faite silencieuse, elle méditait avant de reprendre le chemin des studios, en solo cette fois-ci. Et force est de constater qu’elle n’a rien perdu de son talent pour se balader du folk au psychédélisme. Sa voix délicieuse sait toujours faire sonner des mantras pop comme dans "Hey Word", une des 13 magnifiques chansons de son nouvel album. Un disque qui a failli ne jamais voir le jour mais grâce auquel elle s’est affirmée comme jamais ! Le chemin est parfois long mais comme elle le chante, il n’y en a pas d’autre !

Elle joue avec ses musiciens "Ant Life", une invitation à ralentir.

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