Entre paillettes et Stetson, l'américain Honey Harper défend une country cosmique.

Honey Harper
Honey Harper © Radio France / Par Marion Guilbaud pour France Inter

Country

Il est né William Fussel à Adel en Géorgie mais le sud des USA n’étant pas très clément avec ceux qui ne pensent pas et ne chantent pas droit, Honey Harper vit en exil à Londres avec sa femme et partenaire musicale, Alana Pagnutti. En Angleterre, Honey Harper a tenté de s’adapter, en s’essayant à la pop arty. Mais country un jour, country toujours ! Et le voilà revenu à ses racines, la country mais une « Queer country » comme il s’amuse à l’appeler. En 2017, il publie un premier EP « Universal Country » en 2017 avec ce titre "Secret". On est loin de la country testostéronée et républicaine de Garth Brooks ou Merle Haggard : Honey Harper penche plutôt vers celle que l’on entend parfois, un peu pervertie dans les films de David Lynch.

Starmaker

« Starmaker », son premier album a été enregistré entre Londres, Paris avec Sébastien Tellier et Budapest. Onze confessions sur la peur de l’échec, le désir de succès et le prix à payer pour certaines relations comme "In Light Of Us" ou "Tomorrow Never Comes". Un disque avec de très beaux arrangements de cordes, on frôle parfois le kitsch et le choc insulinique. Mais tout le talent de Honey Harper est là, dans sa capacité à mélanger son psychédélisme intime aux bases de l’americana et à jouer de ses contradictions tant dans la forme que le fond.

Honey Harper joue "Strawberry Lite" et sera en concert le 24 mars au Hasard Ludique à Paris.

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