Musicienne et poétesse mobile, la pianiste d’origine sri-lankaise Shani Diluka part cet été sur les routes de France pour une série de concerts. Elle revient sur son travail, au carrefour de plusieurs influences, à la table du Mag de l’Été.

Shani Diluka
Shani Diluka © AFP / FRANK PERRY

Enfant prodige du piano, Shani Dilukaa créé ses premières compositions à l’âge de sept ans. Aujourd’hui, elle se produit dans le monde entier et multiplie les collaborations avec des artistes internationaux. Première Sri-Lankaise née à Monaco, la pianiste a hérité de ses parents baroudeurs un goût pour le voyage. À la fois européenne et orientale, elle partage son temps entre le rocher des Grimaldi et le pays de ses parents. Rapidement frappée par les inégalités de vie d’une région à l’autre, elle ne considère pas uniquement la musique comme sa boussole : pour Shani Diluka, les compositions fédèrent les communautés et lui permettent de s’engager contre l’injustice. Par l’art et la création, la musicienne se réenracine dans le monde, un geste qu’elle appelle de ses propres vœux dans son recueil de poèmes Canopées, ode à la nature publiée en 2018.  

Se réenraciner c'est retrouver son identité propre par l'art, la réflexion, par la philosophie, par la méditation... Je crois qu'on peut se réenraciner par la culture, par les rencontres.

En février dernier, elle signait le disque Tempéraments dédié à Carl Philippe Emmanuel Bach et à Mozart. Cet été, elle poursuit son itinérance musicale dans une série de concerts dans toute la France : 

  • Dans un trio féminin, elle sera accompagnée de Natalie Dessay et Stella Grigorian pour le concert Clair de lune qui viendra clôturer le 18 août prochain le festival Rock’n Classics au château de Beaufort au Luxembourg.
  • Elle se produira également au festival breton de Perros-Guirec, le 21 août.
  • Elle présentera Schubert et Brahms avec le Trio Goldberg au Festival Musique au Centre à Marseille le 24 août.
  • Au Palais d’honneur de la Berbie d’Albi, elle proposera le 6 septembre un récital de son dernier album.

Dans l’agenda de la culture du vendredi 2 août : 

  • Les binious sont de sortie au Festival Interceltique de Lorient, dont le coup d’envoi est lancé aujourd’hui ! Cette année, c’est la Galice qui est mise à l’honneur jusqu’au 11 août. 
  • L’exposition « Nous les arbres » à la fondation Cartier réunit une trentaine d’artistes et de chercheurs au sein de à découvrir jusqu’au 10 novembre à Paris.
  • Le musicien Jean-François Zygel improvisera ce dimanche 4 août la bande originale du film Faust, une légende allemande de Friedrich Wilhelm Murnau, sorti en 1926, projeté dans le cadre du festival des Chorégies d’Orange. 

Programmation musicale : 

  • Utile, Juliette Gréco
  • Offence, Little Simz
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