L’écrivain et académicien Erik Orsenna signe Beaumarchais. Un aventurier de la liberté qui détaille le parcours hors norme du célèbre dramaturge français. Portrait de cet auteur fascinant au micro d’Anna Sigalevitch.

Erik Orsenna, novembre 2018 à Beaune
Erik Orsenna, novembre 2018 à Beaune © AFP / ROMAIN LAFABREGUE

Écrivain touche-à-tout et espiègle, Erik Orsenna aime multiplier les voyages et les rencontres, mais aussi les supports de création. Auteur d’une quarantaine de romans, dont L’Exposition colonialesalué du prix Goncourt en 1988, il rédige également de nombreux ouvrages scientifiques et historiques sur des sujets tout aussi divers qu’insolites, à la fois chercheur, anthropologue ou encore biographe. Grand voyageur et navigateur enchanté, celui qui porte le patronyme d’Eric Arnoult à la ville emprunte d’ailleurs son nom d’artiste à un village imaginaire, tiré du roman Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq. D’une curiosité intarissable, Erik Orsenna privilégie les grands écarts sans jamais se lasser ni assécher la générosité de son écriture. 

Il publiera le 14 août une biographie tout aussi fantaisiste que le personnage qu’elle croque : avec Beaumarchais. Un aventurier de la liberté, il brosse le portrait d’un homme impatient qui veut tout faire et tout voir. Dramaturge bien sûr, mais aussi horloger, espion, armateur, et marchand d’armes, Beaumarchais n’a de cesse de rechercher « une ivresse de vivre ». Dans le récit de ses aventures extraordinaires se dessinent en creux celles de l’auteur Erik Orsenna.

« L’existence de Beaumarchais est une ivresse de vivre. Une suite de folles journées. Une pièce de théâtre effrénée où les personnages, tous Beaumarchais, se succèdent, se nourrissent l’un l’autre, s’allient, se contredisent, se combattent, parfois se détestent, le plus souvent s’aiment, trop. » 

Dans le journal de la culture du mardi 6 août : 

  • Un théâtre niché au cœur du massif des Vosges à découvrir toute l’année à Bussang : au programme de ce mois-ci, les pièces La vie est un songe, Moi, Bernard ou encore Suzy Storck
  • Dix chefs d’œuvre du maître japonais Yasujirô Ozu à redécouvrir en version restaurée et sur grand écran cet été ! Des classiques à voir ou revoir en noir et blanc et en couleur. 

Programmation musicale : 

  • Largo al factotum, extrait du Barbier de Séville de Rossini (Plácido Domingo) 
  • Air de chérubin, extrait des Noces de Figaro, Mozart (Joyce Didonato)
  • Taqkal tarha, Tinariwen
Les invités
  • Erik OrsennaEconomiste, écrivain, membre de l’Académie française
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