Le peintre et sculpteur Gérard Garouste présente tout l’été une exposition qui rend hommage aux Justes du Chambon-sur-Lignon. Il revient sur sa fascination pour l’école des Prophètes au micro d’Anna Sigalevitch.

Gérard Garouste, 2013
Gérard Garouste, 2013 © Maxppp / La montagne

Ses peintures figuratives et captivantes font le tour du monde : le peintre et sculpteur français Gérard Garouste, qui a fait ses armes aux Beaux-Arts parisiens, a rapidement conquis les galeries internationales. Explorant les allégories et la mythologie, ses œuvres souvent figuratives représentent des scènes énigmatiques et mouvementées, à l’aura inquiétante. Peuplées de figures fantastiques, ses toiles invitent le lecteur à voyager entre les associations d’idées pour en faire émerger le sens. L’artiste y brasse toutes ses inspirations, de la culture populaire aux textes religieux fondateurs, en passant par les œuvres de Cervantès et de Rabelais. 

Quel que soit son sujet, l'image est source de résonances et de relations inattendues, mystérieuses ou poétiques. Chacun fait avec son histoire. Mais nous sommes tous issus du même creuset. Il y a un fonds commun de la mémoire.

Fasciné par l’histoire de nos origines, le peintre interroge la notion de transmission. Au village de Chambon-sur-Lignon, distingué avec les communes voisines Juste parmi les nations pour avoir protégé des réfugiés juifs pendant la seconde guerre mondiale, il présente jusqu'au 29 septembrel’exposition « Gérard Garouste et l’école des Prophètes ». Il rend hommage à ce collège fondé par de jeunes intellectuels juifs fuyant l’oppression nazie, venus étudier les textes fondamentaux judaïques dans la Haute-Loire. Leur parcours fait écho à celui de Gérard Garouste : fils d’un collaborateur notoire, il est tourmenté par cet héritage sordide dont il cherche à s’émanciper par la peinture, une démarche qu’il détaille dans son autobiographie publiée en 2011, L’Intranquille. Passionné lui-même par le Talmud et l’imaginaire judaïque, l’artiste présente au musée Le lieu de Mémoire une rétrospective de son œuvre, qui fait le pont entre histoire universelle et trajectoire personnelle.
 

Dans le journal de la culture du jeudi 08 août

  • Cap sur la Méditerranée avec le livre Les Secrets de l’olivierd’Emilie Borel, publié il y a quelques jours, un récit qui retrace le parcours d'une jeune oléicultrice qui défend une culture authentique et naturelle. 
  • Derniers jours pour découvrirles Rencontres Internationales de Théâtre en Corse, présidées par Robin Renucci : un mois de stages et d’ateliers autour des arts de la scène à découvrir sur l’île de beauté jusqu’au 10 août. 
  • Le MO.CO, nouveau musée d’art contemporain de Montpellier, ouvre ses portes cet été ! Une école d’art et deux espaces d’expositions proposent des événements et performances gratuits pour tous les publics !

Programmation musicale 

  • Dreams, L’épée (The Limiñanas, Emmanuelle Seigner)
  • Sunday morning, The Velvet Underground, Nico 
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