Dans le Mag de l’été, Nelly Kaprièlian reçoit Ariane Monnier, David Lopez et Guillaume Poix. Ces trois auteurs nous livrent leur premier roman au cœur de la rentrée littéraire.

La rentrée littéraire sera haute en couleurs. 581 romans et recueils de nouvelles français et étrangers sont attendus entre mi-août et fin octobre. 21 parutions de plus par rapport à l’année dernière. Cette augmentation traduit la bonne santé des maisons d’édition françaises. Parmi ces 581 nouveaux titres, 390 sont français et 191 viennent de l’étranger. Enfin, 81 nouveaux auteurs font leur entrée dans la littérature française. En 2016, ils étaient 66 dont Gaël Faye qui surprend les critiques littéraires avec son premier roman, Petit pays récompensé mainte fois. Cette année, de nombreux talents sont aussi à découvrir. Parmi eux, Ariane Monnier, David Lopez et Guillaume Poix. Trois profils, trois histoires à raconter, trois premiers romans surprenants.

Ariane Monnier, docteure en anthropologie, a déjà publié un essai cette année : Les procès Colonna, Chaïb, Bissonnet. Anthropologie de trois affaires judiciaires aux Éditions du Bord de l’Eau. Après ce premier coup d’essai, Ariane Monnier se lance dans l’écriture d’un premier roman, Le presbytère disponible le 23 août chez JC Lattès.

Au début des années 1970, Balthazar Béranger s’installe avec sa jeune épouse, Sonia, dans une maison à la sortie d’un village. C’est un ancien presbytère, légèrement en retrait par rapport à la route, dont les belles fenêtres sont en partie cachées par un grand tilleul. Balthazar est un jeune médecin qui entend faire de ses enfants des êtres véritables. Maintenus à l’écart d’un monde jugé néfaste pour leur développement et leur imagination, ces derniers sont initiés à la musique et à la morale pendant que leur mère ne résiste ni à la violence ni à la séduction de son mari. Pantins impuissants soumis aux coups de leur père et à des exigences de plus en plus humiliantes, ils apprennent à se taire.

David Lopez, trente-deux ans, est diplômé d’un Master de Création littéraire. Le 17 août, son premier roman, Fief, sera publié aux éditions Seuil.

Quelque part entre la banlieue et la campagne, là où leurs parents avant eux ont grandi, Jonas et ses amis tuent le temps. Ils fument, ils jouent aux cartes, ils font pousser de l’herbe dans le jardin, et quand ils sortent, c’est pour constater ce qui les éloigne des autres. Dans cet univers à cheval entre deux mondes, où tout semble voué à la répétition du même, leur fief, c’est le langage, son usage et son accès, qu’il soit porté par Lahuiss quand il interprète le Candide de Voltaire et explique aux autres comment parler aux filles pour les séduire, par Poto quand il rappe ou invective ses amis, par Ixe et ses sublimes fautes d’orthographe. Ce qui est en jeu, c’est la montée progressive d’une poésie de l’existence dans un monde sans horizon.

Guillaume Poix est déjà auteur de nombreuses pièces de théâtre. Normalien et diplômé de l’Ensatt en écriture dramatique, il a écrit sa première pièce en 2013, Les présomptions. En 2015, il écrit la pièce Waste, une plongée dans une décharge africaine d’objets électroniques. C’est sur ce thème que l’auteur revient deux ans plus tard à travers son premier roman, Les fils conducteurs à découvrir dès le 24 août 2017 chez Verticales.

Près du port d'Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la «fouille». Trois jeunes garçons plongés dans les déchets de l'obsolescence industrielle auxquels Guillaume Poix donne une grâce singulière.

Nos trois invités reviennent sur l'aventure que représente l'écriture d'un premier roman ainsi que sur l'objet de leur écriture. Dans les trois récits, les histoires sont singulières et inspirantes. Enfin, Ariane Monnier, David Loper et Guillaume Poix nous donneront leur coup cœur culturel de l'été !

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  • BETH DITTO
    BETH DITTO

    Fire

    Label : COLUMBIA2017

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