Dans le Mag de l’été, Nelly Kaprièlian reçoit quatre membres du collectif Catastrophe. En première partie d’émission, Jean D’Ormesson nous parlera de Jean de La Fontaine.

Le 22 septembre 2016, le quotidien Libération publie une tribune du collectif Catastrophe. _Puisque tout est fini, alors tout est permis_ est plus qu’une tribune, c’est le manifeste de ce collectif né en 2015 regroupant une quinzaine de personnes de moins de 30 ans. Avec cette tribune, le collectif Catastrophe explicite le constat qui a mené à la création de leur groupe, leur raison d’être, leur objectif, leur ambition.

La tribune commence par «Nous avons grandi dans une impasse. Cernés d’un réseau de petites phrases anxiogènes qui s’aggloméraient comme des narcotiques dans nos cerveaux en formation. Enfants, nous avons pris connaissance du monde en même temps que de sa fin imminente: pas un jour sans qu’on entende à la radio des nouvelles de ces deux sœurs morbides, Mme Dette et Mme Crise, dont les ombres dans nos têtes enflaient sans cesse». Contrairement à ce que ces premiers mots peuvent laisser paraître, les membres ne se revendiquent pas désabusés. Bien au contraire! Ils multiplient tout au long de leur texte, des constats brutaux et sans appel qu’ils soient économiques, sociaux, sociologiques, politiques, culturels …qui finissent par justifier un fait plus global, plus amère, plus acerbe : « Nous n’avions pas 20 ans: nous arrivions trop tard. Alors que faire? ». C’est alors qu’ils proposent une voie, celle de l’émancipation, de la résistance, de la réflexion: « Par la conversation, nous prenons le temps d’inventer des mots nouveaux pour désigner des choses nouvelles. Nous sommes indépendants, multitâches et bricoleurs». Ils parlent de leur génération. Une génération au passé tardif, au futur flou voir angoissant, à leur présent fait de créativité et de liberté.

Alors concrètement, qui sont-ils ? Des jeunes d’une trentaine d’années. Loin de la performance individuelle, c’est le collectif qui prime comme un agenceur de talents, d’idées et de visions. Parmi eux, Blandine Rinkel. Diplômée d’un Master en littérature de l'École des hautes études en sciences sociales, elle écrit en 2017 un premier roman L'Abandon des prétentions, publié chez Fayard. Son premier roman a été sélectionné pour le prix Goncourt du premier roman. Pierre Jouan, le compositeur du colllectif sera également présent. A leur côté, Arthur Navellou, musicien du groupe Apolline ainsi que le dramaturge et membre du collectif Rosa, Hadrien Bouvier.

Enfin, que font-ils ? De la musique, des chansons, des performances qui croisent le théâtre, la lecture de textes, la musique, le chant, la danse…. La pluridisciplinarité est au cœur du projet. Il n’y a pas de moyen d’expression figé, toutes les voies expressives et créatives sont exploitées. En juillet 2016, ils sortent un EP « Dernier Soleil » produit par le label Tricatel. Dans cet EP, on trouve les titres phares comme The party ou Le message. Le 13 septembre 2017, le collectif publie l'essai La nuit est encore jeune, chez Pauvert. Un album du même nom suivra.

En première partie d’émission, Jean d’Ormesson sera avec nous par téléphone pour nous parler de Jean de La Fontaine qui n’a jamais été autant célébré qu’en ce moment. Depuis le 10 juillet, Erik Orsenna consacre une chronique quotidienne au célèbre auteur de la littérature française (1621-1675) sur France Inter. Erik Orsenna publie un recueil de ses chroniques La Fontaine, une école buissonnière à paraitre dès demain, le 16 août, aux éditions Stock et France Inter en partenariat avec France Inter.

Les invités
Programmation musicale
  • PETIT FANTOME

    Libérations terribles (radio edit)

    2017

  • LCD SOUNDSYSTEM

    Call the police (Radio Edit)

    Label : DFA RECORDS2017

Les références
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