Charlotte Lipinska reçoit Jacques Livchine et Hervée de Lafond, du Théâtre de l'Unité, Gilles Rhode et Eléonore Guillemaud, de la Compagnie Transe Express et Jean-Marie Songy, Directeur du Festival international du théâtre de rue d'Aurillac.

Image prise lors du festival du Théâtre de rue d'Aurillac en 2013
Image prise lors du festival du Théâtre de rue d'Aurillac en 2013 © AFP / Jeff Pachoud

Jacques Livchine et Hervée de Lafond sont à la tête du Théâtre de l’Unité. Tous deux défendent un théâtre ouvert, accessible, émancipé du cloisonnement des salles et font vivre depuis 50 ans l’esprit du théâtre de rue. Ils créent ensemble plus de 90 spectacles (Le 2CV Théatre, La femme chapiteau, La rue extraordinaire, Le Parlement de Rue, Kapouchnik, Macbeth en forêt….) jouent dans un Transsibérien, inventent des Brigades d’interventions théâtrales, organisent des ateliers de créations, et multiplient leurs actions. Dans les premières années, ils dirigent la scène nationale de Montbéliard, puis ils élisent domicile à Audincourt, dans le Doubs, où ils sont installés depuis 18 ans. Ils présentent actuellement le spectacle La Nuit Unique (2017), une représentation de sept heures, qui s’ouvre à la tombée de la nuit et s’achève à l’aube, promettant au public un voyage ensommeillé, où les rêves de la scène et de l’esprit s’entremêlent. Récemment, ils publient aussi Conseils du Théâtre de l’Unité à ne pas suivre (L'Harmattan 2017), à l’image de l’humour que cultive la compagnie. 

Du 21 au 23 août, La Nuit Unique, au Festival international du théâtre de rue, à Aurillac (15).
Le 15 septembre, La Nuit Unique, au Festival n'amasse pas mousse, à Castéra-Verduzan (32).

Transe Express fête ses 36 ans. Très ancienne compagnie de théâtre de rue, fondée en 1982 par Gilles Rhode et Brigitte Burdin, elle s’est illustrée dans le spectacle aérien, intégrant de la musique, du cirque, de la danse, ou encore de la pyrotechnie. Une vingtaine de créations, une tournée dans plus de 50 pays, et presque autant de grands évènements (Ouverture des Jeux Olympiques d’Albertville, le passage à l’an 2000 place Beaubourg, Bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, Ouverture des championnats du monde de ski) plus tard, Transe Express sera présente au Festival d’Aurillac. La compagnie jouera son dernier spectacle, Cristal Palace, Bal au clair de lustre… (2018), vaste bal populaire, sous un lustre aérien habité par des acrobates et musiciens, où sont aussi conviés les spectateurs qui pourront valser, en compagnie des artistes. Gilles Rhode et Eléonore Guillemaud, nouvelle co-directrice de Transe Expresse à qui il transmet le flambeau de la compagnie, viennent raconter les coulisses de la création.

Du 24 au 25 août, Cristal Palace, Bal au clair de lustre…, au Festival international du théâtre de rue, à Aurillac (15).

Jean-Marie Songy dirige le Festival international du théâtre de rue à Aurillac. En poste depuis 1994, il fait le choix cette année d’une audacieuse programmation, sous « X », qui n’a cessé de susciter la curiosité du public. Pas d’édition érotique toutefois, mais un Festival placé sous le signe de « la jouissance », de « l’extase », « pour garder intactes nos capacités à l’irrévérence, à la bouffonnerie, à l’insolence pacifique, au dérangement, à la perte de référence, au déroutement sémantique, à la surprise, à l’humour noir… ». Une vingtaine de spectacles seront proposés au public du 22 au 25 août. 

Le Théâtre de l’Unité présente ses spectacles-coups de cœur aux auditeurs. Il faudra s’installer dans le confort d’un siège rouge de velours pour assister aux 10 heures de la pièce Joueurs, Mao II, Les Noms de Julien Gosselin, adaptée des romans de l’écrivain américain Don DeLillo, livrant le public à un véritable marathon, où s’entrelacent les jeux d’acteurs et les images vidéos, tournées en direct sur le plateau. De même pour le cycle de Gwenaël Morin, Les Molières de Vitez, qui reprend à la suite les plus célèbres textes du dramaturge (Dom Juan ou le festin de Pierre, l’École des femmes, Le Misanthrope…).  Enfin, les « Bêtes de Scènes » d’Emma Dante confronteront les spectateurs à la nudité du corps et de l’artiste, laissé seul sur une scène sans décors, sans costumes, sans textes. 

Les invités
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.