À l’occasion de la sortie du recueil de nouvelles « Une nuit à l’hôtel » par le journal Le 1, Leïla Kaddour-Boudadi reçoit les écrivains Serge Joncour et Nina Bouraoui qui y signent tous deux des récits d’escapades dans ces chambres d’étape.

Nina Bouraoui et Serge Joncour
Nina Bouraoui et Serge Joncour © Getty / Eric Fougere / Contributeur et Jean-Marc ZAORSKI / Contributeur

Depuis quatre ans, le journal le 1 présente des recueils de nouvelles estivaux qui mettent à l’honneur de grands noms de la littérature française. L’hebdomadaire, né en 2014, a fait le pari de tenter une nouvelle expérience de la presse, qui prend davantage son temps et intègre dans chaque numéro  le regard de l’écrivain sur les sujets qui font l’actualité. Une attention réservée à la littérature qui s’exprime tout particulièrement dans ces hors-séries d’été, qui convoquent de grandes plumes autour de thèmes qui invitent au voyage. Après avoir sondé l’Ailleurs puis la Séduction, la promotion estivale du 1 embarque cette année le lecteur dans une nuit folle dans une chambre d’hôtel. Des escapades signées Ingrid Astier, Franck Bouysse, Cécile Coulon, Négar Djavadi, Adeline Dieudonné, Caryl Férey, Régis Jauffret, Sylvain Prudhomme , Valérie Zenatti mais aussi Serge Joncour et Nina Bouraoui. 

Dans « Une nuit à Timimoun », Nina Bouraoui, conteuse de la quête amoureuse et de l’exil, met en scène une mère de famille qui part trouver refuge au cœur du désert algérien. Sur un coup de tête, elle quitte son mari et ses deux filles, et d’une traite, il écrit son histoire à une confidente inconnue rencontrée au bord de la piscine. Fille d’une mère bretonne et d’un père algérien, elle dépeint l’ennui et les rêveries d’une jeune fille d’Alger dans La voyeuse interdite (Gallimard, 1991), puis elle raconte avec Mes mauvaises pensées (Stock, 2005) sa famille et son histoire prise entre deux cultures. Elle reçoit le prix du Livre Inter pour l’un, le prix Renaudot pour l’autre. Elle signe aussi un conte pour la série audio France Inter Oli cette année. Dans son seizième et dernier roman, Tous les hommes désirent naturellement savoir (JC Lattès, 2018), elle aborde son homosexualité et la naissance de son désir. Elle y rend également hommage à sa mère, la première femme qu’elle ait aimée.

Serge Joncour livre une nouvelle drôle et décalée, à l’image de son titre : « Une nuit, presque à l’hôtel ». Le narrateur, endormi dans un transat au bord de la piscine, ne veut pas rejoindre sa chambre car une présence le hante… Cet amateur de thriller psychologique, comme dans l’un de ses premiers succès, U.V. (Le Dilettante, 2003), garde toujours un humour rafraichissant, une auto-dérision désopilante. Ce qui ne l’empêche pas de plonger dans la noirceur des pulsions humaines, notamment avec son dernier roman Chien-Loup (Flammarion, 2018). Cette histoire de la rencontre entre un couple citadin, retiré à la campagne pour des vacances, et une nature sauvage et hostile est une fable et une satire de notre société moderne ultra-connectée à tout sauf à elle-même. Egalement peintre des délicatesses du sentiment amoureux et de la souffrance du déclassement social, Serge Joncour a reçu en 2016 le prix Interallié pour Repose toi sur moi (Flammarion). 

Dans l’agenda de la culture du 17 juillet :

  • Le chanteur sud-africain Johnny Clegg est mort hier d’un cancer. Le « Zoulou blanc » combattait l’apartheid et avait connu le succès avec son groupe Savuka. 
  • Le Roi Lion revient dans un remake signé Jon Favreau. Le fils du roi de la jungle et tous ses comparses reviennent à la vie dans des images de synthèse saisissantes de réalisme.
  • Sting sera sur la scène lyonnaise des Nuits de Fourvière ce soir. Le chanteur britannique a confirmé son retour après avoir annulé, souffrant, six concerts.

Programmation musicale

  • De corps et d’esprit, Bertrand Belin
  • Over the rainbow, Israel Kawakawiwo Ole
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