La chanteuse Jeanne Cherhal signe un nouvel album intimiste, L’An 40, qu’elle vient présenter au micro d’Anna Sigalevitch. Quant à l’artiste Ernest Pignon Ernest, le Mag de l’Eté vous emmène au cœur d’une grande rétrospective de son œuvre présentée à Avignon.

Jeanne Cherhal
Jeanne Cherhal © AFP / Loic Venance

Une diction ourlée et une voix délicate, un goût pour l’écriture, des mélodies graciles : Jeanne Cherhal est aujourd’hui l’une des voix de la chanson française. Praticienne amoureuse du piano, elle privilégie l’intimité d’un concert resserré autour d’une poignée d’instruments aux fastes d’un grand spectacle, pour être au plus près des mots, dit- elle.

De la jeune fille timide aux nattes soignées à la femme libre et assumée, la chanteuse a grandi avec la chanson.  Ses textes, souvent autobiographiques, explorent avec une poésie mélancolique la subtilité des sentiments. Féministe et engagée, Jeanne Cherhal met à l’honneur dans son écriture des femmes modernes dont elle chante le courage. La richesse de sa musique se déploie du chaud au froid, de la gravité solennelle à la légèreté humoristique. 

Elle signe l'album L’an 40, son sixième opus qui sortira le 20 septembre. La chanteuse amorce en chanson le tournant de la quarantaine, qu’elle accueille avec enthousiasme. Apaisée et lumineuse, elle s’y livre généreusement. 

Depuis plus de 50 ans, les dessins saisissants du pionnier du street art français Ernest Pignon Ernest investissent les villes, surgissent sur les murs. Silhouettes réalistes et déconcertantes, elles s’immiscent entre les passants interloqués. Avec un croquis épuré, l’artiste signe pourtant des mises en scène provocantes, qui sortent de l’espace conventionnel des musées. 

Révélé dans les années 1970 par son célèbre portrait de Rimbaud, dont le regard clair se niche dans de nombreuses rues françaises, Ernest Pignon Ernest s’est depuis imposé comme un artiste engagé. Ses personnages à taille humaine, tour à tour prisonniers, souffrants ou encore hagards, portent sur eux l’empreinte d’une injustice sociale ou politique.  L’artiste investit aussi de nombreux lieux, des prisons aux églises, dont il honore la mémoire par ses installations in situ

À Avignon, l’exposition Ecce homorend hommage à plus de cinquante ans de création en rassemblant des centaines d’œuvres réalisées par l’artiste entre 1962 et 2019, des collages aux dessins en passant  par la photographie. Anna Sigalevitch a rencontré Ernest Pignon Ernest à l’occasion d’une déambulation au sein de cette riche rétrospective, qui est à découvrir à la Grande Chapelle du Palais des Papes jusqu’en février 2020

Dans le journal de la culture du lundi 19 août : 

  • Dernière semaine pour participer au festival « Lectures sous l’arbre » et ses balades littéraires et poétiques, à découvrir jusqu’au samedi 24 août sur le Plateau Vivarais-Lignon, entre Haute-Loire et Ardèche. 
  • Coup d’envoi pour le festival de Sablé sur Sarthe, qui met à l’honneur jusqu’à dimanche les musiques du « nouveau monde » : au programme, un voyage dans le temps pour découvrir des musiques ancestrales venues du monde ensuite ! 
  • Le musée d’Orsay propose jusqu’au 22 septembre une grande rétrospective accordée à l’œuvre de la géniale Berthe Morisot, l’une des impressionnistes les plus novatrices de son temps ! Cette figure de proue du groupe ne s’est pas contentée d’être la muse de ses amis mais a fait rayonné son propre talent. 

Programmation musicale : 

  • Les gens qui doutent, Anne Sylvestre
  • Fausse Parisienne et L’An 40, Jeanne Cherhal
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