Charlotte Lipinska reçoit le rappeur Baloji et l’artiste urbain C215.

Baloji lors d'un concert à Manchester
Baloji lors d'un concert à Manchester © Getty / Katja Ogrin

Baloji est rappeur. Il naît en République Démocratique du Congo mais grandit en Belgique, avec son père. Il surmonte très rapidement la barrière de la langue – son nom signifie « sorcier », « jeteur de sort » en swahili – en apprenant le français à l’école et rejoint à l’adolescence le collectif de rap Starflam, qui lui « donne une conscience politique et une nouvelle motivation ». L’album Survivant (2001) est classé disque de platine. Des divergences au sein du groupe l’éloignent néanmoins de la musique. Quelques années plus tard, c’est une lettre de sa mère, dont il est sans nouvelles depuis l’enfance, qui le conduit à nouveau sur les chemins du rap. Son premier album Hôtel Impala (2008) est alors une réponse à sa mère et témoigne d’une quête identitaire, lui-même se définissant comme « afropéen ». BALOJI décroche pour ce dernier deux Octaves de la musique et le Prix Brassens des paroliers. Des influences soul, afrobeat et hip hop nourrissent ses chansons et le rappeur revient avec Kinshasa succursale (2010), 64 bits and Malachite (2015) et 137 Avenue Kaniama (2018).

Pour connaître ses dates de concert, rendez-vous sur son site officiel

C215, alias Christian Guémy, est pochoiriste. Artiste urbain, il tapisse les murs de ses œuvres colorées, tantôt visages d’anonymes, portraits de stars ou animaux du quotidien. Un parcours d’abord classique, universitaire, où il se forme à l’histoire de l’art et se passionne pour les grands peintres : Le Caravage ou encore Boticelli. Historien, puis chargé d’études, et enfin responsable export, Christian Guémy se laisse rattraper par le street-art à la suite d’une rupture amoureuse. Il représente d’abord sa femme et sa fille, son sujet favori, avant d’élargir sa palette. En 2007, il installe dans la ville de Vitry-sur-Seine ses ateliers et contribue à faire de cette dernière la capitale du Street Art en France. Engagé, il revendique une esthétique à hauteur d’hommes et n’hésite pas à faire passer par les filtres du pochoir les visages qui comptent, à l’image d’Ahmed Merabet, brigadier victime des attentats terroristes de janvier 2015. Actuellement, il propose le parcours « Illustres » dans les rue du Ve arrondissement de Paris et au Panthéon, tandis qu’une exposition lui est dédiée dans la crypte du monument.

La tournée générale de ce soir ! 

  • Les Lectures sous l’arbre, à 1000 mètres d’altitude sur le Plateau Vivarais-Lignon, reviennent pour leur 27ème édition. La poésie partout et pour tous, les éditions du Castor Astral à l’honneur et l’Iran, comme thématique, guident la manifestation durant toute la semaine.
    Du dimanche 19 au samedi 25 août, dans les villages du Plateau Vivarais-Lignon, entre l’Ardèche (07) et la Haute-Loire (43). 
  • Le Festival l’été du Canal propose une balade street-art le long des berges de l’Ourcq, avec le studio Harcourt. 10 kilomètres à parcourir, au rythme des œuvres de 13 artistes français et internationaux.
    Du 7 juillet au 26 août, Canal de l’Ourcq, Paris (75). 
  • Le Festival de cinéma de Douarnenez célèbre les Peuples des Congo(s), grâce à une programmation riche de 90 films, fictions et documentaires. Débats, lectures, spectacles, échappées radiophoniques sont aussi prévus et une projection, ce soir, du documentaire Kinshasa Symphony (2011, Martin Baer & Claus Wischmann), donne à voir l’Orchestre Symphonique du Congo, jouant l’hymne à la joie de Beethoven, dans l’obscurité totale, après une panne de courant….
    Du 17 au 25 août, à Douarnenez (29).

Le rappeur Baloji dévoile ses coups de cœur 

  • Le long-métrage Dogman (Matteo Garrone, 2018), qui fige à l’écran le quotidien d’un toiletteur pour chiens, entraîné dans une spirale criminelle par un ancien ami, tout juste sorti de prison.
  • Le Tchip podcast, produit par ARTE Radio, dans lequel trois trentenaires sympas d’origine antillaise et africaine partagent leur expérience noire.
  • L’album Childqueen (2018), de Kadhja Bonet, aux influences soul et jazz, habillé par la voix envoûtante de la chanteuse californienne. (Chanson diffusée : Mother Maybe)

Le livre L'Obs, par Grégoire Leménager

Quand littérature, politique et vie privée s’emmêlent.
Émilie Frèche, Vivre ensemble, parution le 22 août prochain, aux Éditions Stock.

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